Une reconstitution historique toujours aussi vivante à Atholville

Histoire Vivante Restigouche récidive avec son campement de reconstitution historique au Parc provincial Sugarloaf à Atholville. Cette année, le thème intitulé Comme nos ancêtres couvrira la période à partir de 1750 et fera le pont entre le passé et le présent.

Le campement se tiendra du 29 juillet au 1er août, avec plus d’envergure. L’entrée est gratuite pour ceux qui veulent vivre l’expérience de l’époque. Ils peuvent s’y rendre costumés. Sinon, une cinquantaine d’habits d’antan seront disponibles sur place.

«Les visiteurs devront signer notre pacte de guerre. Nous essayons de ne pas nous concentrer sur la guerre, sinon nous arrivons avec des factions. Français, Anglais, Premières Nations. C’est difficile de construire une communauté ainsi. Nous disons tout simplement que la guerre est finie et que c’est le temps de bâtir le futur de notre pays. C’est notre point de cette année», indique David Guitard, le porte-parole de l’événement.

La première année, l’activité avait attiré 400 personnes. En 2015, 1000 personnes ont déambulé sur le site. Le comité organisateur espère le double pour cette saison.

«Nous avons une riche histoire sur la Restigouche qui est très méconnue. Une des raisons est que l’histoire locale n’est plus enseignée dans les écoles. En 1903, on parlait dans les livres de la Petite-Rochelle, de la Bataille de la Restigouche, des Micmacs et même des canons qu’on retrouve dans le parc de Campbellton. En 1953, on enseignait encore l’histoire des gens qui avaient fondé la région», argumente Michel Goudreau, le président de La Société historique Machault.

«Ça ne se fait plus dans les salles de classe. C’est pourquoi nous faisons ce genre d’activités. Pour renouveler un intérêt dans l’histoire. Nous répétons l’expérience cette année puisque cette manière fonctionne bien», a-t-il ajouté.

Des récits seront contés par des interprètes locaux costumés et les visiteurs pourront assister à des démonstrations d’anciens métiers – près d’une trentaine – tels que forgeron, cordier ou crieur public.

«Le but est de faire la relation entre les activités quotidiennes de la vie moderne et les comparer avec celles qui faisaient. Nous voyons que les traditions, les outils, les façons de faire proviennent de notre histoire, même si la technologie a bien avancé», souligne M. Guitard.

«Nous aurons plusieurs historiens locaux. Beaucoup de partenaires, comme New Richmond, vont avoir un kiosque pour expliquer l’histoire de leur région. Nous aurons plus d’activités pour que les gens touchent aux outils, fassent de la poterie. Il va y avoir des démonstrations sur les billots de bois», détaille le porte-parole du camp d’histoire vivante.

Une délégation d’une cinquantaine de personnes de Miramichi va s’intégrer à l’activité, ayant des histoires communes avec le Restigouche.