Le N.-B. et le Québec s’engagent à promouvoir la langue française

Les gouvernements du Nouveau-Brunswick et du Québec signent une déclaration de collaboration afin de faire la promotion de la langue française en tant que valeur identitaire au Canada.

 

Les deux gouvernements collaborent à différents niveaux depuis plusieurs décennies. La déclaration signée à vendredi à Edmundston se veut un geste symbolique qui vient officialiser ce qui se fait déjà et ce qui en résultera au niveau des efforts pour promouvoir le fait français.

La déclaration vise aussi à souligner l’attachement respectif à la langue française et la volonté des deux gouvernements de continuer à la faire progresser à l’intérieur du pays dans des dossiers comme l’immigration, le développement économique ou l’éducation.

La déclaration reconnaît le rôle clé joué par les peuples acadiens et québécois ainsi que les communautés francophones à travers le pays, dans la fondation et l’évolution du Canada.

«À l’aube du 150e anniversaire de notre pays, c’est le moment idéal pour renouveler cet engagement entre nos deux provinces. Il est important d’avoir de bonnes relations avec nos alliés de la francophonie canadienne», a dit la ministre du Développement économique et responsable de la Francophonie, Francine Landry. Elle a d’ailleurs rappelé que le Congrès mondial acadien avait été un levier important de rapprochement entre les deux entités.

Si cette déclaration avec le gouvernement du Québec a été entérinée après l’Ontario, le Manitoba et le Yukon, la ministre Landry a précisé que c’est parce qu’on a profité de l’occasion pour la bonifier avant sa signature.

Le ministre québécois des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne, Jean-Marc Fournier, estime que cette déclaration est un nouvel élan afin de poser des gestes concrets pour l’avenir du français au pays.

«Le français est un avantage distinctif pour le Canada. Les Acadiens et les Québécois partagent plus de 400 ans d’histoire française au pays. On doit continuer à soutenir cette collaboration», a-t-il indiqué.

Le ministre Fournier parle d’un nouveau chapitre dans les relations entre les deux provinces.

«Nous sommes 10 millions de francophones au pays et de ce nombre, il y en a 2,6 millions de francophones à l’extérieur du Québec. Il faut évoluer ensemble pour la langue française, ensemble pour le Canada», a-t-il ajouté.