Rencontre SANB-Brian Gallant: les langues officielles à l’ordre du jour

La Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick profitera de sa rencontre annuelle avec le premier ministre pour discuter des dossiers chauds entourant les langues officielles.

La SANB a rendez-vous avec Brian Gallant, à Edmundston, le mardi 23 août. L’organisme de défense des droits des francophones à l’habitude de rencontrer le premier ministre au moins une fois par année, aux environs de la fête nationale de l’Acadie, le 15 août.

Malgré la crise de gouvernance qui a récemment secoué la SANB et les efforts qui se poursuivent pour redéfinir sa mission, les langues officielles demeurent le «dossier central» de l’organisme, indique son président par intérim, Philippe Beaulieu.

Dans un communiqué de presse publié vendredi, la SANB affirme avoir l’intention d’aborder avec M. Gallant le «rôle du premier ministre dans l’application de la Loi» sur les langues officielles.

Même si la loi indique que le premier ministre est «responsable» de son application, les gouvernements ont pris l’habitude d’accorder plutôt cette responsabilité à un ministre.

Le député de Campbellton-Dalhousie, Donald Arseneault, est le ministre responsable des langues officielles au sein du cabinet de Brian Gallant.

Philippe Beaulieu sera accompagné lors de la rencontre par des membres du conseil d’administration de l’organisme et par son directeur général par intérim, Norbert Roy.

Le ministre de la Santé, Victor Boudreau, et le ministre de l’Environnement et des Gouvernements locaux, devraient notamment être de la partie.

Les représentants de la SANB souhaitent également traiter avec le premier ministre du «rôle et des pouvoirs dont dispose la commissaire aux langues officielles afin de bien remplir son mandat».

La commissaire Katherine d’Entremont a été sévèrement critiquée cette année par le gouvernement et par l’opposition officielle pour son enquête sur l’unilinguisme des responsables de l’accueil dans certains édifices gouvernementaux.

Un important segment de population anglophone s’en est également pris à la commissaire lorsqu’un gardien de sécurité unilingue anglophone a été muté à un poste moins enviable dans le sillage de son enquête.

Dans son plus récent rapport annuel, Mme d’Entremont a conclu que le plan gouvernemental de mise en oeuvre de la Loi sur les langues officielles, une nouvelle obligation prévue dans la loi, n’était pas conforme à la législation.

Jusqu’ici, le gouvernement s’est contenté de répondre par la voix du ministre Arseneault que le plan respecte la loi à son avis.

Les nouvelles responsabilités des associations professionnelles prévues dans la Loi sur les langues officielles sont également à l’ordre du jour de la rencontre.

Depuis le 1er juillet, les associations professionnelles comme le Barreau du Nouveau-Brunswick et l’Association des infirmières doivent notamment offrir des services de même qualité en anglais et en français au public ainsi qu’à leurs membres.