Atholville rend hommage à ses citoyens «d’exception»

Atholville a profité des célébrations de son 50e anniversaire pour honorer, samedi, des citoyens s’étant illustrés dans différents secteurs d’activités depuis sa fondation.

Comme pour bon nombre d’autres municipalités ailleurs en province en 2016, cette communauté de 3778 citoyens – la plus populeuse du Restigouche-Ouest – célèbre son 50e anniversaire d’incorporation. Pour l’occasion, plusieurs activités sont présentées à cet effet tout au long de l’année, mais la principale, le banquet hommage aux citoyens d’exception, a eu lieu ce samedi.

«On tenait à souligner ces personnes qui ont fait une différence dans notre communauté, que ce soit au niveau de l’éducation, de la politique, de l’économie, de la culture, des sports ou du bénévolat. Depuis 1966, beaucoup de personnes ont fait leurs marques ici. Nous en avons choisi 50, mais ç’aurait très bien pu être plus», souligne le maire de l’endroit, Michel Soucy.

Parmi les incontournables, on pense entre autres à la congrégation des Filles Marie-de-l’Assomption – autrefois responsable de l’éducation dans la communauté –, à l’entrepreneur Guy Cormier – qui célèbre lui-même ses 60 ans en affaires cette année –, ou encore à l’ex-maire Raymond Lagacé, détenteur du record de longévité à la barre d’une municipalité (40 ans).

Selon le maire Soucy, ces célébrations permettent non seulement de souligner les réalisations du passé, mais aussi de jeter un regard sur l’avenir.

«Lorsqu’on regarde en arrière, on voit qu’Atholville a été – depuis son incorporation – une municipalité dynamique qui a su investir ses efforts à des endroits stratégiques afin de croître, que ce soit au niveau commercial, industriel ou encore résidentiel. On a été une communauté, à mon avis, très dynamique et nous le sommes toujours. Car même si les choses ont été quelque peu difficiles au cours des dernières années, je demeure très positif et j’entrevois de très belles choses pour l’avenir», promet M. Soucy, faisant notamment une allusion à peine voilée au projet d’usine de marijuana médicinale Zenabis.

«On a de belles nouvelles qui s’en viennent très prochainement à ce sujet», confirme-t-il, prochainement signifiant d’ailleurs fort probablement aussi tôt que cette semaine.

Un an pour le «Grand Atholville»

En marge de ce 50e, la municipalité célèbre également un autre anniversaire, soit celui de son regroupement avec les anciens DSL de Saint-Arthur et de Val d’Amour. D’ailleurs, plusieurs des personnes honorées lors de la soirée provenaient de ces secteurs fusionnés.

«C’est vrai que ça ne fait qu’une année que l’on est ensemble, mais nous faisons tous désormais partie de la même communauté, du même Grand Atholville. Le travail de ces gens qui ont contribué à la vitalité de ces DSL à l’époque se reflète donc également sur toute notre grande communauté. Ils font partie intégrante de ce que nous sommes aujourd’hui et méritent également une reconnaissance», exprime le maire.

Et qu’en pensent les communautés voisines? Se sentent-elles de la «fête»?

«On commence, je dirais, à faire partie de la gang, de la grande famille. Mais c’est certain qu’on ne change pas l’identité d’une communauté en l’espace d’une année. Ça prend du temps, mais on est définitivement sur la bonne voie», admet le maire adjoint d’Atholville et ancien président du DSL de Val d’Amour, Jean-Guy Levesque.

«Un événement comme celui de ce soir (samedi) où l’on reconnaît les gens d’Atholville, mais également ceux des anciens DSL, ça aide énormément à souder encore davantage les liens. Je crois que les gens sont contents du regroupement et que personne ne voudrait retourner en arrière. On parle aujourd’hui beaucoup du Grand Atholville, mais selon moi, d’ici cinq ans, on ne dira qu’Atholville», dit-il.

Fonds annoncés

Présents au banquet, le député fédéral de Madawaska-Restigouche, René Arseneault, et son confrère provincial de Restigouche-Ouest, Gilles LePage, ont profité de l’occasion pour annoncer des fonds gouvernementaux destinés à la réfection et la modernisation de son centre communautaire, la Salle Alma. Chaque palier a annoncé l’injection de 50 000$ dans l’aventure.

«On veut que ça devienne une salle accessible pour toutes les occasions, que ce soit un banquet, une pièce de théâtre, un spectacle ou une réception de mariage. Plus qu’une rénovation, on veut améliorer l’endroit, le doter de systèmes de sons et de lumières convenables», précise le maire.

Le coût total du projet est de 450 000$.