Cléopâtre LeBlanc couronnée Miss Elementary

Cléopâtre LeBlanc n’avait jamais pris l’avion. Le 11 août, ses parents, d’autres proches et elle se sont envolés direction Toronto, pour quelques jours de vacances en famille. Mais pas seulement… La petite fille âgée de 10 ans, accompagnée des siens, s’en allait participer au pageant Miss Canada Elementary 2017.

En octobre, elle avait été sacrée Miss Nouveau-Brunswick Elementary 2016, à Tracadie, où elle vit. De la capitale de l’Ontario, elle en est revenue impressionnée et ravie d’avoir gagné. C’est elle qui a convaincu sa maman de l’inscrire.

«Ça avait l’air amusant de porter de jolies robes et de remporter de belles couronnes», confie-t-elle.

«On ne savait pas dans quoi on s’embarquait. Au début, on voulait juste prendre du plaisir. On ne s’attendait pas à gagner», ajoute Rachel Robichaud, sa mère.

Comme elle s’y attendait, Cléopâtre LeBlanc s’est amusée. Elle a surtout ressenti une joie immense en entendant le jury la proclamer reine. Qu’importe si elles n’étaient que deux dans sa catégorie à convoiter le titre. Il n’y a pas de petites victoires.

L’aventure n’a pas été de tout repos. Après son sacre en automne, elle a dû accomplir au minimum deux missions bénévoles par mois et rechercher des commanditaires pour la soutenir. Condition sine qua non pour pouvoir concourir à Toronto.

«C’est une bonne chose. Même si elle n’a que 10 ans, ça la responsabilise», considère Rachel Robichaud.

Sa fille a également perfectionné sa maîtrise de la langue de Shakespeare.

«J’avais une entrevue en anglais. Les juges m’ont interrogée sur ce que j’aimais, mes chansons préférées, mes rêves. Ç’a bien été.»

Cléopâtre LeBlanc le reconnaît, avant de défiler, elle était stressée. Mais une fois sous les projecteurs, elle s’est sentie à l’aise. Rachel Robichaud est rassurée de constater que ces pageants ne montent pas à la tête de sa fille. Elle ne voit pas d’objections à ce qu’elle continue dans cette voie.

«Son comportement n’a pas changé. Une fois chez nous, elle redevient une enfant qui aime jouer avec ses poupées et sauter sur le trampoline.»

La fillette a hâte de prendre part à d’autres compétitions. Elle se verrait bien au pageant IWK, organisée en mai dans la Péninsule acadienne, au profit des enfants malades.

Plus prosaïquement, elle se prépare pour la rentrée des classes. Début septembre, elle entamera sa dernière année à l’école La Ruche de Tracadie. Est-elle impatiente? En guise de réponse, elle grimace.

«J’aime bien aller à l’école pour m’amuser avec mes amies, mais je ne peux le faire que pendant les récréations. En classe, il faut travailler.»

Telle est la dure réalité de bon nombre d’élèves.

Dessinatrice dans l’âme

Les pageants ne sont pas le seul passe-temps de Cléopâtre LeBlanc. La jeune demoiselle adore dessiner. Elle se verrait bien faire carrière dans le domaine artistique, pourquoi pas la mode ou l’édition.

Du haut de ses 10 ans, elle a déjà écrit plusieurs bandes dessinées et réalisé quelques albums de coloriage. Elle les présentera, cet automne, au Salon du livre de la Péninsule acadienne où elle est invitée.

Pour rappel, cet événement se déroulera du 6 au 9 octobre, au centre des congrès de Shippagan.