Homard: prix à la hausse, prises à la baisse

Après avoir atteint des sommets historiques en 2015, le prix du homard repart à la hausse cet été dans le détroit de Northumberland. Les prises, toutefois, ne sont pas ce qu’elles étaient il y a 12 mois.

Dans un rapport préparé par le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard, on dévoile que les acheteurs aux quais paient 5,50$ pour le homard de petite taille (canner) et 6$ pour le plus gros (market). Il s’agit d’une hausse par rapport à l’an dernier, quand les homardiers avaient reçu 5$ la livre, soit les meilleurs prix depuis 2005.

Certaines usines offrent des prix encore plus élevés, selon Christian Brun, directeur général de l’Union des pêcheurs des Maritimes.

«Il y en a qui paient davantage. On a des prix qui varient. La poussière n’est pas encore tombée. C’est mieux que l’an dernier, mais à quel point? Cela sera déterminé au cours des prochaines semaines.»

Le fait que le prix varie d’une usine à l’autre est un signe de bonne santé des marchés, croit M. Brun.

«Si c’est pareil partout, c’est qu’il n’y a probablement pas un marché d’offre et de demande. Le fait qu’il y ait de différents prix, ça veut dire que les choses bougent. Ça veut dire qu’il y en a qui veulent avoir le produit et qui sont prêts à payer un peu plus.»

Le directeur général de l’UPM estime que le prix de base devrait être plus élevé que 5,50$ à 6$ la livre, mentionnant qu’un prix plus élevé «est réellement celui que tout le monde peut payer». Il ajoute que la demande de homard est très grande en 2016.

«Ça fait 15 ans qu’on se fait dire que c’est une question d’offre et demande, surtout dans les temps durs. Le principe doit être appliqué tout le temps: pas seulement quand ça va mal, mais quand ça va bien aussi.»

«Les pêcheurs ne seront pas satisfaits avant qu’ils aient leur juste part. Si les marchés sont beaucoup plus fort que l’an dernier et qu’ils reçoivent le même prix, ils ne seront pas contents.»

L’augmentation du prix est accompagnée d’une légère baisse au niveau de la quantité de homard pris par les pêcheurs.

«Les prises sont légèrement moins élevées que l’an dernier. Ça ressemble un peu à ce qu’on a vu dans le nord de la province. Mais c’est compensé par les prix qui sont légèrement mieux.»

À la fin du printemps dans le Nord-Est, les pêcheurs ont reçu plus de 7$ la livre pour le homard. Certains expliquent la hausse soudaine du fait que des usines avaient de la difficulté à répondre à des commandes promises à des acheteurs internationaux. En moyenne durant la saison printanière, les homardiers auraient reçu environ 6,50$ la livre pour leurs prises.

La pêche au homard dans la zone 25, qui s’étend de Pointe-Sapin à Pugwash, en Nouvelle-Écosse, a été lancée le 9 août. Elle se terminera le 10 octobre.