Conflit chez Postes Canada: le syndicat dépose un préavis de grève de 72 h

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) a annoncé, jeudi, avoir déposé un préavis de grève de 72 heures.

Le syndicat ajoute que le préavis remis à la direction énumère les moyens de pression qu’il entend prendre, mais que le débrayage n’en fait pas partie.

Le syndicat allègue que la direction de Postes Canada a refusé de poursuivre les négociations avec un médiateur spécial nommé par le gouvernement fédéral. Or, plus tôt jeudi, la ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’oeuvre et du Travail, MaryAnn Mihychuk, avait annoncé que les deux parties avaient accepté cette offre faite la veille.

Dans un bref communiqué, la ministre précisait qu’elle procéderait à la nomination du médiateur «sans plus attendre».

Elle exhortait les deux camps à collaborer avec cette personne «afin de parvenir à une entente et d’éviter un arrêt de travail» et promettait de continuer à suivre la situation de près.

Dans un communiqué publié jeudi après-midi, le syndicat indique que Postes Canada a refusé la demande de la ministre, l’obligeant à s’engager dans un conflit de travail.

Mais un porte-parole de Postes Canada affirme que ce n’est pas le cas.

Le STTP avait jusqu’à 23h59, jeudi, pour déposer son préavis de grève de 72 heures.

Postes Canada pourrait pour sa part mettre ses employés en lock-out après jeudi.

Les principaux points en litige sont l’équité salariale entre les facteurs des régions rurales et ceux des régions urbaines, ainsi que le maintien d’un régime de retraite à prestations déterminées pour l’ensemble des employés réguliers actuels.

Les négociations ont cours depuis neuf mois.