«Notre priorité a été d’éviter tout risque d’explosion et de propagation» (vidéo)

Il ne reste plus rien de l’imposante maison située au 311, rue de l’Île à Caraquet. Un feu s’y est déclaré, jeudi midi, la réduisant en cendres. Malgré un important dispositif de sécurité, les pompiers n’ont rien pu faire. Personne n’a été blessé.

«L’intérieur et l’extérieur étaient en bois recouvert de vernis. Un feu pareil, c’est très dur à arrêter», commente Marc Landry, le pompier en chef des brigades de Caraquet et de Bas-Caraquet.

Lui et ses hommes sont arrivés sur place peu avant 12h30. Il leur a fallu près de deux heures pour venir à bout du sinistre.

La bâtisse était inoccupée au moment du drame. Le propriétaire en avait fait l’acquisition l’année dernière. Des travaux de rénovation y étaient menés.

Jeudi matin, des ouvriers travaillaient à l’extérieur; un peintre œuvrait à l’intérieur. Vers 11h40, tous sont partis manger. L’incendie a débuté en leur absence. Il s’est rapidement propagé.

De hautes flammes léchaient le ciel par les fenêtres aux vitres explosées et par le toit, le tout surmonté d’un épais nuage de fumée noire visible jusqu’à Shippagan.

«On a tout de suite été informé qu’il y avait des produits inflammables entreposés dans le sous-sol. Une citerne remplie de propane se trouvait à proximité. Notre priorité a été d’éviter tout risque d’explosion et de propagation à la maison voisine et aux roulottes proches», indique le secouriste.

L’habitation sise au 309 se dressait à quelques mètres seulement de celle transformée en brasier. En prévention, des pompiers en arrosaient abondamment les façades.

Le vent poussant vers le Nord est devenu leur allié. Selon la procédure, des employés d’Énergie NB sont venus couper le courant.

«Une ligne à haute tension passe à côté de la maison. Un câble aurait pu tomber. Avec les litres d’eau déversés, il y avait possibilité d’électrocution. Les pompiers étaient en danger. On parle d’une ligne de 7200 volts», renseigne Brian Landry, superviseur pour la Péninsule acadienne.

Cette coupure d’électricité momentanée a eu un impact pour la quinzaine de résidences des alentours. Par mesure de sécurité, des policiers de la GRC ont interrompu le trafic sur la rue et contenu la foule de curieux qui s’étaient massés aux abords.

 

Francine Albert habite la rue de l’Île. Jeudi midi, elle jouait avec son petit-fils dans le parc du chemin Saint-Simon quand elle a remarqué la fumée envahir le ciel.

«On est rentré immédiatement. Plus on avançait, plus j’avais peur que ce soit ma maison. C’était vraiment impressionnant», raconte-t-elle.

Une trentaine de pompiers de Caraquet et de Bas-Caraquet ont été mobilisés pour cette opération. Ils ont déployé la grande échelle, deux camions-citernes d’une contenance de 1500 litres d’eau chaque et trois lances à incendie.

Une équipe d’ambulanciers a également été réquisitionnée. Ils n’ont pris personne en charge. Aucun blessé n’est à déplorer.

La cause du sinistre reste à déterminer. Les forces de l’ordre ont ouvert une enquête et fait appel au Bureau du prévôt des incendies.

Cette maison était connue des téléspectateurs de Radio-Canada. Elle avait servi de décor dans le téléroman Belle Baie, imaginé par Renée Blanchard et mis en ondes de 2008 à 2012.