La rénovation de la cathédrale de Moncton est lancée

La campagne de sauvegarde de la cathédrale de Moncton n’a pas encore atteint son objectif, mais les travaux commencent. Le lieu de culte sera fermé jusqu’au premier novembre en attendant la rénovation de la fondation de pierre.

Les ouvriers sont déjà à l’œuvre depuis quelques jours pour retaper la fondation ainsi que les pierres et le mortier de l’édifice construit de 1939 à 1940.

Cette étape représente la plus importante partie des travaux, et coûtera 2 700 000$. Elle devrait se terminer en novembre prochain, selon l’architecte du projet, Diane Bourgeois-VanDommelen.

«La cathédrale aurait pu rester ouverte, mais le diocèse a pensé qu’il serait plus propice de la fermer pour éviter une interruption des travaux», affirme l’employée de la firme Architects 4.

Les infiltrations d’eau dans le sous-sol du lieu de culte rendaient cette partie du projet assez pressante, selon elle.

Les prochaines étapes des rénovations comprennent la toiture, la plomberie et les fenêtres. La cathédrale demeurera ouverte pour les travaux sur la toiture.

Au total, la rénovation de la cathédrale devrait s’étendre sur 5 ans.

Depuis le lancement de la campagne de financement, en avril 2015, la Fondation de la cathédrale s’approche de la ligne d’arrivée. Des 7 millions $ nécessaires afin d’éviter que le bâtiment soit démoli, 6 millions et des poussières ont été recueillis.

Marie-Linda Lord, présidente de la fondation de la cathédrale, explique que certains organismes attendaient que les travaux commencent avant de contribuer à la cause.

«Plusieurs personnes voulaient y croire avant de donner. Il y avait du scepticisme, au début», dit-elle.

Ce scepticisme n’a pourtant pas empêché la campagne de financement d’atteindre le cap des 6 millions $ deux ans après la création de la fondation, en 2014.

Marie-Linda Lord s’attend maintenant à ce que les travaux servent d’incitatif aux donateurs, ce qui devrait permettre de financer la totalité du projet.

La présidente affirme que les dons proviennent souvent d’individus et d’organismes, mais que beaucoup de fonds sont venus de congrégations religieuses féminines acadiennes et québécoises.

«Ce ne sont pas que des catholiques qui ont donné, il y a des gens non pratiquants ou protestants qui ont donné, affirme Mme Lord. Les gens ont compris que ce n’était pas simplement la sauvegarde d’un lieu de culte, c’était vraiment la sauvegarde d’un monument qui est très important pour la communauté acadienne.»

Elle ajoute que le rez-de-chaussée du bâtiment servira de lieu de regroupement pour des organismes acadiens.

Si tout va comme prévu, des bureaux seront aménagés au rez-de-chaussée pour des organismes comme la Fédération des jeunes francophones du Nouveau-Brunswick et la Société nationale de l’Acadie.

Romain Blanchard, qui est responsable du projet communautaire de la cathédrale, explique que ce projet n’utilisera pas les fonds récoltés pour sauver l’église. Les organismes paieront un loyer au diocèse de Moncton, ce qui permettra de financer l’aménagement des bureaux.

Il ajoute que le projet initial de rénovation de la cathédrale comprenait un atrium qui permettrait l’accès à ces bureaux sans passer par l’église, mais que des fonds additionnels devront venir d’ailleurs pour que cette partie du projet se réalise.