44 millions $ pour les ports de petits bateaux du Nouveau-Brunswick

Dominic LeBlanc, ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, a annoncé lundi que le Nouveau-Brunswick bénéficiera cette année de 44 des 289 millions $ alloués au Programme des ports pour petits bateaux.

L’investissement du gouvernement fédéral financera des projets de rénovation dans une trentaine de ports à travers la province.

Le programme doit permettre de garder ouverts et en bon état les ports essentiels à l’industrie de la pêche commerciale.

Une partie sera investie dans dix ports du Sud-Est de la province. Le port de Cormierville verra la construction d’un nouveau quai longitudinal et l’achèvement de la reconstruction du quai principal.

Le projet de Cap-Lumière visant à retirer le quai éperon et à installer des quais flottants pourra se concrétiser. Cap-Tourmentin pourra achever le renouvellement de son quai et le port des Aboiteaux (Cap-Pelé) bénéficiera de la mise à niveau et de la réfection de la voie d’accès.

Des fonds iront également au port de Richibucto pour la reconstruction d’une section du quai principal. Les ports de Saint-Édouard-de-Kent, Chockpish (Côte-Sainte-Anne) de Cap-de-Saint-Louis, Cap-Lumière et des Aboiteaux recevront du financement pour le dragage du chenal.

De plus, 3 millions $ iront à la réfection du quai de Petit-Quai, à Cap-Pelé. La majeure partie du quai sera reconstruite et surélevée de 20 pieds, offrant aux 24 pêcheurs réguliers des conditions de travail plus sécuritaires en cas de grandes marées. Une nouvelle rampe de mise à l’eau sera également bâtie.

Les travaux commenceront au printemps prochain et devraient être terminés pour l’été 2017. La nouvelle a été applaudie par les utilisateurs du quai.

«C’est rendu dangereux, les échelles sont toutes rouillées, le bois commence à pourrir et le quai est en train de s’affaisser», résume Lorne Cullen, président de l’autorité portuaire.

Le port de Petit-Cap est utilisé par 24 navires de pêche commerciale qui prennent part à la pêche au homard, au hareng et au pétoncle géant. La valeur des débarquements annuels au port s’élève à plus de 1,3 million $.

M. LeBlanc confirme que des ports de la Péninsule acadienne sont également concernés par ces fonds, et ajoute que des détails seront livrés prochainement.

Pointe-du-Chêne et Beaubassin-Est attendront

Tous deux très endommagés, le quai de Pointe-du-Chêne et le quai de Robichaud, situé à Grand-Barachois, ne sont pas concernés par l’annonce.

L’Autorité portuaire de Pointe-du-Chêne souhaite rénover le quai emblématique de la région de Shediac. Construit en 1853, il est aujourd’hui rongé par la rouille et percé à plusieurs endroits si bien que les gestionnaires du lieu craignent pour la sécurité du public.

Le plan de développement de l’Autorité propose la modernisation des installations et des services de l’attraction touristique pour un total de 7,8 millions $. Les travaux comprendraient notamment l’agrandissement et la réhabilitation du quai, un ascenseur à bateaux et de nouvelles installations de mise à l’eau.

«J’ai eu des rencontres positives avec eux et je vais les aider à créer un plan d’affaires et trouver le financement», indique Dominic LeBlanc. Victor Cormier, directeur général de l’Autorité portuaire, souhaiterait que les projets puissent se concrétiser dès 2017.

Le quai de Robichaud est lui aussi en triste état. Son brise-lame a été emporté lors d’une tempête en 2010 et les dalles de ciment se sont déplacées ou se sont fissurées. Les réparations s’élèveraient à au moins 400 000$.

Dominic LeBlanc assure qu’une rencontre a eu lieu cette semaine avec l’autorité portuaire.

«Il n’y a que sept pêcheurs sur ce quai. On va regarder du côté de Pêches et Océans mais aussi vers d’autres programmes fédéraux qui pourront les aider à créer une infrastructure communautaire qui aura une mission plus large que la pêche commerciale.»

Patrick Landry, dont le bateau de pêche mouille au quai Robichaud, se dit déçu d’apprendre que l’infrastructure n’est toujours pas sauvée de la ruine. «On va poursuivre les rencontres, on ne peut qu’espérer», lance-t-il.