Une évaluation d’impact environnemental au mont Carleton

Le ministère du Tourisme, du Patrimoine et de la Culture a accepté de soumettre le controversé projet de poste d’essence et de sentiers pour motoneiges sur le mont Carleton à une étude d’impact environnemental.

Selon le ministère, cette étude devrait être enregistrée auprès du ministère de l’Environnement et des Gouvernements locaux au cours de la semaine.

«Conformément aux recommandations du ministère de l’Environnement et des Gouvernements locaux, le ministère du Tourisme, du Patrimoine et de la Culture a accepté de soumettre le projet du centre d’entretien du mont Carleton à titre d’examen d’une étude d’impact sur l’environnement», a indiqué mardi Jason Hoyt, porte-parole du gouvernement.

Une telle étude permet de mesurer les risques d’incidences environnementales découlant d’un projet prévu et d’établir les mesures qui peuvent être adoptées pour contrer les effets environnementaux négatifs ou pour les réduire à des niveaux acceptables.

«L’enregistrement de ce projet pour une étude d’impact environnemental est un pas dans la bonne direction», a indiqué sur le site Web GoFundMe Jean-Louis Deveau, porte-parole d’un groupe de citoyens préoccupés par la présence accrue de motoneiges dans le parc et son impact sur la faune.

Ceux-ci s’opposent à l’aménagement d’un centre d’entretien et de 343 kilomètres de nouveaux sentiers pour les motoneigistes au mont Carleton.

«Cependant, nous avons été déçus d’apprendre récemment que le ministère de l’Environnement qui supervise le processus d’étude a donné la permission au ministère du Tourisme d’exempter les travaux effectués sur des ponts de l’étude d’impact», de poursuivre dans la même veine l’ancien gérant du parc provincial Mont-Carleton.

Une partie des travaux devant être effectués au pont pour Motoneiges Moose Creek et au pont du lac Bathurst ont débuté il y a déjà deux semaines, et ce, même si le projet fait actuellement l’objet d’une contestation devant les tribunaux.

Au cours de la fin de semaine, des utilisateurs ont rapporté la présence en importance d’algues vertes sur le lac Bathurst.

Selon plusieurs, cette prolifération d’algues résulterait principalement des travaux qui sont actuellement effectués aux abords du lac et des passages constants de machinerie et d’équipement lourd sur le cours d’eau.

Des photographies obtenues par l’Acadie Nouvelle tendent à démontrer que l’eau du lac Bathurst était effectivement brouillée durant la fin de semaine dernière.

Les défenseurs du parc ont lancé en juin sur le site web gofundme.com une campagne de financement participative visant à aider à défrayer les coûts de la contestation judiciaire.

L’objectif de 15 000$ vient d’ailleurs tout juste d’être atteint, grâce aux contributions d’une soixantaine de donateurs.