Tout est mis en oeuvre à l’école d’Allardville pour accueillir les enfants de Saint-Sauveur

Effectif en hausse à l’école François-Xavier-Daigle, à Allardville. En plus des nouveaux élèves se sont ajoutés ceux qui auraient dû faire leur rentrée à Saint-Sauveur. L’établissement les a accueillis sans difficulté. Les principaux intéressés et leurs parents sont partagés.

Comme toutes les écoles du Nouveau-Brunswick, celle d’Allardville était en ébullition, jeudi, à quelques jours de la rentrée des classes. Le personnel et la direction s’activaient pour l’arrivée des élèves qui a eu lieu mardi.

Cette année, ils accueillent plus d’une vingtaine de nouveaux inscrits. Des garçons et des filles en provenance des autres coins de la province et de plus loin encore (par exemple, du Manitoba), mais aussi des «voisins».

Notamment la quinzaine d’enfants qui étaient jusqu’alors scolarisés à Saint-Sauveur.

L’établissement qui était l’un des moins fréquentés du Nouveau-Brunswick, avec 23 jeunes pour l’année 2015-2016, a fermé ses portes.

«Tout est prêt», assurait Lisette Godin, la directrice à Allardville.

Chaque nouvel élève, qu’il vienne de Saint-Sauveur ou d’ailleurs, a un mentor pour l’accompagner au cours de cette première semaine de reprise des cours.

«C’est une procédure qu’on propose depuis des années, et qui a fait ses preuves. Dès leur arrivée, les nouveaux se font un ami.»

Vendredi après-midi, les futurs écoliers d’Allardville ont eu droit à une visite de ce qui est désormais leur prochain lieu d’apprentissage. Ils ont aussi rencontré leurs enseignants. Les parents ont pu poser toutes les questions qu’ils souhaitaient.

«C’est une manière de diminuer leur stress. Ils savent à quoi s’attendre», précisait la responsable.

Ivanie Chiasson Duguay, 10 ans, aurait dû entamer sa 5e année à Saint-Sauveur. Tandis que ses vacances estivales touchaient à leur fin, elle ressentait un sentiment partagé.

«Je suis contente de retrouver mes amis et de découvrir un nouvel endroit. Mais je suis aussi triste de quitter mon ancienne école. On se connaissait tous, c’était familial.»

Son père, Réginald Duguay, fait bon gré contre mauvaise fortune.

«Elle est avec plus d’enfants. Elle fera plus d’activités, plus de sport. (…) On a tout fait pour ne pas perdre notre école, mais la réalité nous a rattrapés.»

Il est persuadé que ce transfert ne va pas trop changer leur routine. Tout au plus, sa fille passera des minutes supplémentaires dans le l’autobus scolaire. Sur cette question, le District francophone du Nord-Est a pris ses dispositions.

«Les enfants concernés prennent l’autobus à leur arrêt habituel. Le matin, le trajet débute à la Butte d’Or pour se rendre directement à l’école François-Xavier-Daigle. En après-midi, deux trajets sont à prévoir. Le premier, pour les élèves de la maternelle à la 2e année, et le second, pour ceux de la 3e à la 8e année», renseigne Annie LeBlanc Lévesque, coordonnatrice des relations stratégiques au district.

De son côté, Réginald Duguay assure qu’il veillera au bien-être de son enfant.

«Si elle ne s’adapte pas, nous déménagerons à Bathurst ou à Beresford. C’est une chose à laquelle nous songeons.»

Le transfert des élèves de Saint-Sauveur à Allardville n’a pas entraîné d’ouverture de classes. Compte tenu du nombre de nouveaux arrivants, un poste d’enseignement chargé de l’accompagnement scolaire a été ouvert.

L’école François-Xavier-Daigle comporte neuf classes et rassemble 167 élèves, toutes sections confondues.