Les jardiniers écologiques se serrent les coudes dans la Péninsule

Un nouveau regroupement de jardiniers écologiques verra le jour dans la Péninsule acadienne. Trois réunions d’information auront lieu dans la région au cours des prochains jours. La première s’est tenue le 8 septembre à la bibliothèque publique de Caraquet.

Les prochaines rencontres d’information seront organisées à Shippagan, le 10 septembre à 10h30 à l’Université de Moncton, campus de Shippagan et à Tracadie, le 13 septembre à 19h à la bibliothèque publique de Tracadie. La fondation officielle du nouvel organisme aura lieu le 15 octobre au Centre communautaire d’Inkerman.

L’objectif, explique Doris Pinet, gestionnaire du projet, est d’élire quelques représentants locaux dans chaque région. Le groupe est parrainé par le Marché régional de Caraquet. Son financement provient du Fonds en fiducie de l’environnement du Nouveau-Brunswick.

«Chaque région n’a pas nécessairement les mêmes besoins. On voulait que chaque région puisse participer de sa propre façon en mettant l’accent sur des priorités locales.»

Des ateliers en jardinage écologique ont été offerts un peu partout dans la Péninsule acadienne au cours des trois dernières années par Jeanne d’Arc Lavoie, l’une des fondatrices du groupe. La création du regroupement permettra aux participants et aux intéressés de passer à l’étape suivante et de partager des trucs, mentionne Doris Pinet.

Le but est d’encourager les membres et la population en générale de s’adonner au jardinage biologique, c’est-à-dire créer un jardin sans avoir recours à des pesticides ni à des engrais chimiques.

«On revient à l’essentiel», dit Mme Pinet.

«L’idée est de bien nourrir son sol pour bien se nourrir. On s’est aperçu que beaucoup de gens font des jardins, mais ils utilisent souvent des produits chimiques. Pourquoi mettre des produits chimiques dans son jardin quand on peut faire autrement? On a tendance à se servir de ce qui va le plus vite, on est dans une époque comme ça. Il y a beaucoup de choses qu’on peut faire différemment.»

Selon Mme Pinet, le regroupement permettra aux membres de profiter d’un nombre d’avantages. Ils recevront notamment une infolettre avec des renseignements sur le jardinage.

«Par exemple, si c’est le temps pour planter les oignons, c’est pour rappeler qu’il faut faire ci et ça. Les gens ont souvent beaucoup de questions. On voit un engouement. Les gens veulent partager leurs expériences et parfois même des plantes ou des légumes de trop.»

Le regroupement va également permettre aux amateurs du jardinage écologiques d’économiser sur l’achat de certains matériaux.

«Si tu veux acheter de la broche en grande quantité par exemple, les gens peuvent se mettre ensemble pour partager les coûts.»