Des paroissiens tentent de sauver une partie de leur presbytère à Rogersville

Un groupe de Rogersville veut sauver le local scout et le garage paroissial. Il tente de ramasser la somme de 97 000$ afin de préserver l’infrastructure située à l’arrière du presbytère.

Le presbytère de Rogersville est en piètre état. L’édifice, construit en 1902, est hors service depuis l’an dernier.

Face à une facture potentielle de plus de 300 000$ en réparations majeures nécessaires, les paroissiens de Rogersville ont voté, en avril 2015, pour une démolition partielle de l’édifice. Plusieurs tenaient à ce que la section arrière de l’édifice, une rallonge construite pour le mouvement scout il y a une vingtaine d’années, soit préservée.

Ils ont donc décidé de démolir la section avant du presbytère et d’installer une nouvelle façade afin de conserver l’arrière.

«Tout le monde de Rogersville, Collette et Acadieville en a besoin. C’est le centre du village. Le mouvement scout l’utilise, le P’tit frolic s’en sert, la paroisse s’en sert. Les artisans et les fermiers de la région dépendent du P’tit frolic. Si le presbytère est détruit d’un bout à l’autre, il n’y a plus rien», affirme Willie Robichaud, président du Comité de sauvegarde du local scout.

«C’est important pour nous. Ça va faire mal de voir la démolition du presbytère, qui fait partie de la communauté depuis tellement longtemps. Mais je suis sûr qu’ils pourront sauver le local scout. C’est quand même un local qui est utilisé», ajoute la maire Pierrette Robichaud.

Au moment du vote, les coûts des travaux étaient évalués à environ 40 000$. Après avoir étudié la question plus en profondeur, les meneurs estiment qu’ils s’élèvent plutôt à 97 000$.

Le groupe a obtenu l’appui financier de Fredericton, mais une demande de financement à Ottawa a été refusée. Une nouvelle demande de financement sera présentée.

«Comme on applique au fédéral, on doit suivre certaines normes. Par exemple, étant donné qu’il s’agit d’un endroit public, il doit y avoir une rampe d’accès. En plus, la couverture devra être refaite. Il faut aussi penser qu’il y a 13 000$ ou 14 000$ en taxes. Il n’y a rien de gratuit aujourd’hui», mentionne Willie Robichaud.

Le groupe a obtenu la somme de 24 500$ du gouvernement provincial et tente d’obtenir 25 000$ du gouvernement fédéral. Il a également à sa disposition la somme d’environ 14 000$. S’il réussit à obtenir le financement d’Ottawa, il devra mener une campagne de financement de plus de 33 000$.