Bilan «hyper positif» du deuxième ÉcoFestival

L’ÉcoFestival de la Péninsule acadienne s’est achevé samedi, à Shippagan, avec une journée d’activités gratuites organisée par l’antenne locale du Réseau mieux-être. Plus de 500 personnes y ont participé. Dans l’ensemble, les responsables de ces trois jours de manifestation sont satisfaits.

Au Centre des congrès, les visiteurs ont été sensibilisés au tri des déchets ainsi qu’à l’alimentation saine et écologique. À l’extérieur, deux représentants d’Énergie NB ont vanté les mérites des panneaux solaires et des voitures électriques, modèles à l’appui.

Plusieurs ateliers étaient proposés. Celui de construction d’abris pour les abeilles solitaires a été très prisé.

«Il n’y avait pas assez de matériel et d’outils pour tout le monde. Certains se sont contentés d’écouter les directives», renseigne Rachel Robichaud, conseillère régionale au Réseau mieux-être.

Il était également possible de fabriquer de la peinture végétale ou des produits nettoyants non polluants. Cette journée a attiré un large public. Elle a notamment piqué la curiosité de Daniel K. Delpeche.

Il est, depuis le début du mois, le nouveau pasteur de l’Église évangélique de la Pentecôte à Village-Blanchard.

«L’écologie m’intéresse. Dieu a créé notre planète. Il est de notre responsabilité, à nous les hommes, de la respecter et de la préserver.»

A-t-il le sentiment que c’est ce qui est fait présentement?

«Je constate que dans beaucoup d’endroits, la gestion n’est pas bonne malheureusement. Principalement, pour des raisons économiques.»

En dépit de ces tristes observations, le pasteur se dit «fier de réaliser que les gens ici, dans le nord-est de la province, font des efforts».

La journée de samedi a aussi été l’occasion de se rendre compte que l’écologie s’invite partout désormais, y compris dans les jouets pour enfants. L’organisme Espace croissance, basé à Bas-Caraquet, a fait don d’une maison de poupées conçue par la marque Plan Toys.

Sur son toit: un large panneau solaire et une éolienne. Un pan de mur a été végétalisé. Sur un autre, une borne électrique pour recharger sa voiture a été installée, tout comme différents bacs de recyclage pour le tri des déchets.

«L’idée est de faire de l’enseignement dès le plus jeune âge», indique Anne-Marie Jourdain, la directrice-fondatrice d’Espace croissance.

Une manière d’inculquer, l’air de rien, les bons gestes et d’éveiller les consciences. Un tirage au sort a eu lieu pour savoir quelle école de la Péninsule gagnerait cette maison: l’école Marguerite-Bourgeoys, à Caraquet, l’a remportée.

«On aurait pu la donner à un particulier. En la remettant à une école, on touche plus d’enfants», poursuit Mme Jourdain.

Christine Lemay, la présidente de l’événement, tire un bilan «hyper positif» de ce deuxième ÉcoFestival.

«On a trouvé la bonne formule, en mêlant des discussions et des animations. On sera présent l’année prochaine.»

«C’est rassurant de constater que des jeunes et des représentants des municipalités ont assisté à plusieurs rendez-vous du programme. Cela montre qu’il y a un intérêt de la population et un intérêt politique pour l’écologie, un sujet qui ne peut plus laisser indifférent», ajoute Nancy Juneau, la porte-parole du mouvement Imaginons la Péninsule autrement. n