Brian Gallant peu populaire, selon un sondage

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick Brian Gallant demeure un premier ministre provincial parmi les moins populaires au Canada, selon un sondage de la firme Angus Reid publié jeudi.

Brian Gallant obtient à travers la province un taux d’approbation d’à peine 24% des personnes interrogées, révèle le sondage. Il s’agit du plus faible taux de satisfaction enregistré à l’endroit du premier ministre depuis son élection en octobre 2014.

À l’inverse, 63% des répondants au sondage ont affirmé désapprouver la performance du premier ministre néo-brunswickois.

Brian Gallant peut toutefois se consoler. Ses homologues de l’Ontario et de Terre-Neuve-et-Labrador font encore plus mauvaise figure. Les libéraux Kathleen Wynne et Dwight Ball recueillent respectivement un taux de popularité de seulement 20% et 21%.

Le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, est encore le premier ministre provincial le plus populaire au Canada, selon ce même sondage.

Malgré une baisse notable de 9% du taux de popularité du chef du Parti saskatchewanais, Brad Wall parvient tout de même à récolter un taux d’approbation de 57%.

Le seul autre premier ministre qui réussit à franchir la barre de 50% est le Manitobain Brian Pallister, qui le suit de près avec 53%.

Les données du sondage Angus Reid contrastent passablement avec celles dévoilées récemment par la firme Corporate Research Associates.

 

Gracieuseté
– Gracieuseté

Ce sondage laissait entendre que la moitié des Néo-Brunswickois sont satisfaits du gouvernement provincial et que le parti libéral profite du soutien d’un peu plus de la moitié des électeurs du Nouveau-Brunswick.

«Il s’agit de différentes méthodologies. Nous utilisons un sondage téléphonique aléatoire avec un échantillon qui est statistiquement fiable. Angus Reid utilise pour sa part une méthodologie en ligne qui n’est pas aléatoire et où une marge d’erreur ne peut pas être attribuée. Les questions posées peuvent également être différentes», a expliqué Don Mills, le président et directeur général de Corporate Research Associates.

Même s’il n’est pas le plus grand amateur de sondages, le chef de l’opposition officielle, Bruce Fitch, n’a pas manqué l’occasion de mettre en relief cette baisse du taux de satisfaction des Néo-Brunswickois à l’endroit de leur premier ministre.

«Les gens ont perdu confiance en Brian Gallant. Son plan économique et en éducation, les pertes d’emplois dans la province, son manque de vision en santé et dans les soins aux aînés, toutes les raisons sont bonnes pour expliquer son manque de popularité auprès de la population», estime le chef intérimaire du Parti progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick.

Selon Roger Ouellette, professeur de sciences politiques à l’Université de Moncton, le bilan peu éclatant du gouvernement Gallant à mi-mandat explique la baisse de popularité du premier ministre néo-brunswickois.

«C’est un gouvernement qui fait du sur-place. Il reste deux ans à Brian Gallant pour remonter la pente, mais deux ans, ça vient très vite», résume le politologue.

La firme Angus Reid a analysé les résultats d’un sondage mené en ligne auprès de 4629 Canadiens du 5 au 11 septembre 2016. De ce nombre, 258 répondants provenaient du Nouveau-Brunswick.

Denis Duval, politologue à l’Université de Moncton Campus d’Edmundston, estime pour sa part que la fiabilité du sondage peut être remise en question en raison du faible nombre de répondants au Nouveau-Brunswick.

«258 répondants, c’est un faible échantillonnage. Il faut habituellement 1100 répondants pour obtenir un sondage fiable, peu importe l’endroit au pays», explique le professeur de sciences politiques.

Selon lui, Brian Gallant se doit tout de même de considérer les conclusions du sondage et d’être un peu plus proactif avec une opposition conservatrice qui aura bientôt à sa tête un nouveau chef.