Course à la chefferie du PPCNB: Mike Allen (5/6)

Mike Allen

Ex-député fédéral

Lieu de résidence: Douglas (près de Fredericton)

Statut familial: marié, sans enfant

Âge: 55 ans

Emploi avant la politique: finances et gestion de projets

1. La Taxe de vente harmonisée devrait-elle demeurer à 15%?

Nous devons étudier notre politique fiscale de façon plus large que seulement la TVH. J’aimerais voir la TVH baisser, mais nous avons aussi plusieurs autres taxes et impôts sur lesquels nous devrions peut-être d’abord nous pencher pour améliorer notre économie. Par exemple, l’impôt foncier décourage les petites et moyennes entreprises à investir parce que dès qu’elles élargissent leurs opérations on leur impose plus d’impôts. Peut-être qu’il ne faut pas réduire la TVH, mais plutôt étudier la panoplie de taxes et d’impôts comme l’impôt sur les PME ou l’impôt sur les plus riches et la classe moyenne.

2. Doit-on mettre un prix sur le carbone afin de lutter contre les changements climatiques?

Je n’appuie pas une taxe sur le carbone parce que nous payons déjà trop de taxes et parce que nous faisons déjà beaucoup contre les changements climatiques. Nous devons continuer à nous occuper de notre profil de production d’électricité à long terme. La remise à neuf de Mactaquac est importante. La biomasse a également un potentiel énorme. Dans le transport des marchandises, nous devons travailler avec le fédéral pour changer les normes des véhicules pour miser sur le gaz naturel et réduire notre dépendance au diesel.

3. Que doit-on faire pour freiner l’assimilation des francophones du N.-B.?

Le gouvernement fédéral a travaillé avec la province dans le passé pour créer une politique sur l’immigration afin d’attirer des gens qui ont les bonnes compétences et qui peuvent également contribuer à la communauté francophone. Nous devons également profiter de notre système d’éducation. Nos deux systèmes d’éducation séparés sont garantis par la constitution. Ça nous permet de promouvoir nos deux communautés linguistiques. Nous devons faire comprendre aux gens qu’il y a des avantages sociaux et économiques à être une province bilingue. Pour que ça fonctionne encore mieux, nous devons nous assurer que tout le monde se comprend et se respecte. Tout le monde doit avoir sa chance sans risquer de perdre son emploi parce qu’il ne parle pas l’autre langue.

4. Les gouvernements ont promis plusieurs millions de dollars pour le Fonds de développement économique du Nord, sans jamais dépenser l’entièreté de l’argent promis. Devrait-on dépenser davantage dans le Fonds ou mettre fin à ce programme?

Nous avons créé ces fonds de développement économique, mais les choses ne semblent pas s’améliorer. Nous faisons encore face aux mêmes problèmes. Ces fonds n’ont pas donné beaucoup de résultats et y dépenser plus d’argent n’est pas la solution. Nous devons adopter des politiques favorables aux entreprises tout en misant sur les forces des régions. Les défis et les occasions dans le Nord et dans les régions rurales sont souvent semblables. Nous avons négocié plusieurs traités de libre-échange qui pourraient tous être avantageux pour nos régions rurales surtout en ce qui concerne l’agriculture, la foresterie et les pêches. L’argent n’est peut-être pas la solution, mais plutôt l’accès aux marchés et l’aide aux entreprises pour qu’elles vendent leurs produits sur ces marchés.