Fusion de 1998: des citoyens de Saint-Basile veulent rencontrer le ministre Rousselle

Un groupe de citoyens de Saint-Basile veut rencontrer le ministre de l’Environnement et des Gouvernements locaux, Serge Rousselle, pour discuter de la fusion forcée de 1998 avec la Ville d’Edmundston. Ils soutiennent que leur droit à la démocratie a été brimé dans ce processus.

Ce comité de citoyens a fait remarquer que les regroupements dans la province sont tous passés depuis par des plébiscites, où les gens ont eu l’opportunité de s’exprimer sur la question, et que la fusion de Saint-Basile, Verret et Saint-Jacques avec la Ville d’Edmundston est la seule qui découlait d’une décision unilatérale du gouvernement du Nouveau-Brunswick à l’époque.

En août, la Ville d’Edmundston a fait savoir qu’elle n’allait pas donner suite à la demande du comité pour la tenue d’un plébiscite afin de connaître les intentions des gens de Saint-Basile de vouloir faire partie ou non de la municipalité agrandie.

Le maire Cyrille Simard a alors rappelé qu’une décision similaire a été rendue par les élus lorsque des démarches semblables ont été amorcées par des citoyens de Saint-Basile et Saint-Jacques au début des années 2000.

Tout récemment, le comité a rencontré deux représentants du ministère et demande maintenant un entretien avec le ministre Rousselle.

«Nous avons exprimé la nécessité de corriger la situation causée par cette démarche antidémocratique en tenant un plébiscite comme c’est maintenant le cas partout ailleurs. On ne parle pas de «défusion», mais de la tenue d’un vote. Ce que nous voulons, c’est que la population de l’ancienne municipalité de Saint-Basile ait l’opportunité de s’exprimer pour que ledit territoire soit soustrait ou non de la présente Ville d’Edmundston», a indiqué le porte-parole du comité, Hubert Cyr.

Il reste à savoir quelle serait la réaction de la population si on lui demandait de voter sur une décision imposée 18 ans plus tôt. Le comité soutient que le dossier est suivi de près et que si le ministère accorde le plébiscite, des citoyens de Saint-Jacques pourraient être tentés de faire la même demande.

«En bout de ligne, si on se rend à un plébiscite, on va respecter la décision de la population comme dans tout bon vote», a ajouté M. Cyr.

Le comité attendra de prendre connaissance des intentions du ministre Rousselle avant d’entamer ses prochaines démarches dans ce dossier.