Le «Grand Atholville» présente sa vision

Le conseil municipal d’Atholville a présenté, mercredi, son tout premier plan de développement économique et communautaire depuis sa fusion avec les DSL de Saint-Arthur et Val-d’Amour.

Le document se veut un guide visant à orienter le conseil dans ses prises de décisions durant les cinq prochaines années. Il est le résultat de la consultation publique menée plus tôt durant l’année. Le nouveau conseil avait en effet entrepris un tel dialogue afin de déterminer les priorités de la population de la nouvelle communauté fusionnée.

Sans grande surprise, le plan quinquennal dévoilé mercredi mise principalement sur deux grands domaines stratégiques, le développement économique durable et la vie communautaire. Bref, le conseil désire que ses citoyens puissent travailler et qu’il fasse bon vivre dans la communauté.

Pour atteindre ces objectifs, on compte mettre de l’avant prochainement une série de programmes, de politiques et de directives. Il est question, par exemple, d’engager davantage le citoyen dans sa communauté, de développer le sens d’appartenance, d’améliorer les communications et de créer une politique culturelle. La municipalité compte aussi travailler à maintenir et améliorer ses services actuels, à développer un climat propice à la création d’emploi, et on promet également d’être plus imputable envers la population.

«À la municipalité, on avait peu de politiques et d’orientations face au développement économique et communautaire. Ce plan nous donne enfin une vision, une structure», estime le maire adjoint d’Atholville, Jean-Guy Levesque.

Si le document brosse un portrait plutôt positif des atouts de la municipalité, il note également des faiblesses. Ainsi, la situation démographique inquiète particulièrement. La population est vieillissante et en décroissance, ce qui apporte son lot de problèmes. Le conseil entend ainsi s’attarder à la création d’une politique pour attirer et retenir les jeunes. «C’est un aspect primordial sur lequel on doit travailler. Comment attirer les gens ici? Quels incitatifs pouvons-nous offrir? On ne le sait pas encore, et c’est justement ce type de réflexions que nous ferons dans les mois à venir», indique le maire.

Bien qu’il soit une suite de bonnes intentions, de lignes directrices dans différents secteurs, le plan comporte à tout le moins un élément bien concret, soit l’embauche d’un agent de développement communautaire. Embauché d’abord pour une durée d’un an, celui-ci aura la tâche de mettre en branle la partie «communautaire» du plan de développement quinquennal d’Atholville, la portion «économique» demeurant sur la table à dessin du conseil.

«On s’est dit que si nous voulions développer une vitalité communautaire, ça nous prenait quelqu’un pour coordonner et mettre tout cela en place», estime le maire, notant que la création d’un tel poste est revenue à plusieurs reprises à chacune de nos rencontres publiques. Ce poste devrait être créé au cours des prochaines semaines.