Des opposants à l’épandage d’herbicides espèrent que leur voix sera enfin entendu. Le chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick, David Coon, a l’intention de présenter à l’Assemblée législative une pétition du groupe Arrêt de l’arrosage au NB qui compterait au moins 14 000 signatures.

Près d’une cinquantaine de personnes, dont David Coon,ont participé à une rencontre vendredi soir à Tracadie.

Des 14 000 signatures, 8000 ont été récoltées dans la Péninsule grâce au travail d’Amédée Boucher, un défenseur de la cause environnementale,et de ses partisans, explique Nancy Benoît, une militante de Brantville.

L’ancienne candidate du Parti vert du Nouveau-Brunswick aux élections provinciales de 2014 s’oppose notamment à l’utilisation du glyphosate dans les forêts et bleuetières. L’herbicide est considéré comme étant cancérigène par certains.

En 2015, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré que le glyphosate était probablement cancérigène. Par contre, cette année, un rapport préparé conjointement par l’OMS et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture contredit cette affirmation et souligne qu’il est peu probable que la glyphosate soit un risque pour les humains par le biais de l’alimentation.

C’est aussi la position du gouvernement provincial.

«Nous reconnaissons qu’une incertitude existe à l’égard du glyphosate, mais selon l’examen que nous avons réalisé, les niveaux d’exposition à cet herbicide au Nouveau-Brunswick sont semblables ou inférieurs à ce qu’ils sont ailleurs», a déclaré cet été la médecin-hygiéniste en chef par intérim, la Dre Jennifer Russell.

Ces arguments ne sont pas suffisants pour convaincre les adhérents de la cause d’Arrêt de l’arrosage au NB.

«On remet nos pétitions à David Coon. C’est le seul député qui a bien voulu accepter nos pétitions et de les présenter à l’Assemblée législative», lance Nancy Benoît.

«On veut arrêter l’épandage des pesticides. On voit une hausse des taux de cancer. On en entend parler un peu partout. Quand Amédée Boucher est passé aux maisons à Brantville, il a entendu parler d’un cancer à tous les deux ou trois maisons. Les gens sont très émus et ils ont peur, c’est pour ça qu’on veut mettre une fin à tout ça.»

Une autre pétition avec aussi quelque 14 000 signatures récoltées partout dans la province a été soumise à l’Assemblée législative en mai 2016.

«C’est très sérieux pour les gens du Nouveau-Brunswick. C’est très important de présenter ces pétitions à l’assemblée et que vos voix soient entendues par les députés et par le premier ministre», dit David Coon.

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