La Commission de services régionaux de la Péninsule acadienne a maintenant plus de responsabilités

La responsabilité de financer la promotion touristique dans le nord-est ainsi que les services de l’Aéroport de la Péninsule appartient maintenant à la Commission de services régionaux de la Péninsule acadienne (CSRPA).

Les deux organismes ont été ajoutés au budget de la CSRPA adopté mercredi soir lors d’une réunion à Paquetville. Le budget total s’élève à 5 millions $. La CSRPA s’occupe aussi de la collection de déchets solides et des services d’urbanisme.

La décision était importante pour l’avenir de l’Office du tourisme de la Péninsule acadienne (OTPA). Un refus aurait pu mettre en péril l’avenir du groupe responsable de la promotion touristique dans la région dans sa forme actuelle.

Lorsque l’OTPA a été fondé il y a quelques années, il était prévu que certaines subventions disparaissent éventuellement. Le financement gouvernemental qui permettait à l’OTPA de maintenir ses ressources humaines doit cesser en 2017.

Un montant pouvant s’élever jusqu’à 150 000$ par année sera réparti proportionnellement entre les municipalités et les districts de services locaux (DSL) selon la population et le montant des assiettes fiscales. L’Aéroport de la Péninsule acadienne coûtera 68 000$ aux contribuables.

L’intervention de la CSRPA permet à l’OTPA de poursuivre ses activités, mais possiblement sous une nouvelle forme, explique Georges Savoie, maire de Néguac et président de la CSRPA. Un comité du a été formé et il sera chargé de déterminer comment la CSRPA entend faire de la promotion touristique.

«On veut travailler avec ce qui existe déjà et l’améliorer. La forme que ça va prendre, personne ne peut le savoir encore parce qu’on n’en a pas discuté encore. L’OTPA est là et ils font du bon travail. L’idée n’est pas du tout de prendre le contrôle de l’OTPA et de mettre tout le monde dehors.»

La nouvelle est également bien reçue par les responsables de l’OTPA.

«C’est une bonne nouvelle pour la Péninsule», affirme Réaldine Robichaud, directrice générale de l’organisme. «Les différents paliers gouvernementaux vont continuer à nous aider avec des projets spécifiques, mais pour l’opérationnel, c’est-à-dire les ressources humaines, il fallait trouver une formule.»

Selon Mme Robichaud, le tourisme génère des retombées annuelles d’environ 13 millions$ dans la Péninsule acadienne.

Opposition dans les DSL

Pas tous sont d’accord avec la décision de la CSRPA. Les représentants de cinq DSL ont voté contre l’adoption du budget. Selon Jacques Boucher, président du comité consultatif de Pokemouche, ce n’est pas l’ajout de nouveaux services qui frustre les DSL, mais plutôt le fait d’avoir l’impression de se trouver devant un fait accompli.

D’après Jacques Boucher, les présidents de 23 DSL de la Péninsule acadienne ont reçu le 14 octobre 2016 un avis de convocation pour une rencontre le 27 octobre ayant pour objet Ajout de services et présentation du Budget 2017. Lors de cette rencontre, les participants ont demandé aux cinq représentants de DSL qui siègent à la table de la CSRPA de rencontrer le ministre Serge Rousselle afin de lui demander un délai d’une année avant d’ajouter le service de promotion touristique au budget de l’organisme.

«La frustration vient du fait qu’ils ont attendu à une semaine du vote officiel sur le budget pour demander l’approbation des DSL sur des services aussi essentiels et qui devraient faire l’objet de réflexions plus approfondies de la part de la population», a dit Jacques Boucher lors de la rencontre de mercredi soir.

Aéroport de la Péninsule

Des décisions concernant l’Aéroport de la Péninsule devront être prises également. Il y a près d’un an, les membres du conseil d’administration de l’aéroport ont annoncé leur désir de confier la gestion des installations à un autre organisme.

«Le conseil actuel a besoin d’un soutien administratif, mais il faudra voir de quelle façon ça va fonctionner au niveau de la CSRPA», explique Georges Savoie. «Comme il n’y a pas de personne à temps plein à l’aéroport, ça pourrait être le fait d’avoir quelqu’un qui peut les aider à faire des demandes de subventions pour différents travaux. Le comité est essoufflé, mais les membres ont besoin de quelqu’un pour les aider à aller plus loin.»