Avortement: bientôt dans un hôpital près de chez vous?

Des avortements pourraient bientôt être pratiqués dans un plus grand nombre d’hôpitaux de la province. C’est du moins ce que laisse entendre Brian Gallant.

À l’heure actuelle, il n’est possible de se faire avorter dans le système de santé public qu’à Bathurst et à Moncton. La procédure est offerte au CHU Dumont, à l’Hôpital de Moncton et à l’Hôpital régional Chaleur.

Même si l’accès s’est amélioré dans la province au cours des deux dernières années grâce à des changements apportés par les libéraux, aucun hôpital du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ne l’offre.

Cela pourrait changer, selon le premier ministre. C’est ce qu’il a avancé vendredi après-midi en rencontre éditoriale à l’Acadie Nouvelle, lorsque nous lui avons demandé s’il avait l’intention d’améliorer l’accès à l’avortement, par exemple en s’assurant qu’il soit offert dans le Nord-Ouest et dans le Sud-Ouest.

«Nous sommes en train d’entamer une procédure pour voir qu’est-ce qu’on peut faire davantage sur ce côté-là. Je n’ai rien à vous dire formellement en ce moment, mais je peux vous dire qu’il y a des discussions sur comment on peut étaler ces services dans plus de régions autour de la province».

Lorsque nous lui avons demandé s’il travaille à améliorer l’accès dans le système de santé public ou dans le secteur privé, Brian Gallant a été sans équivoque.

«Pour nous, c’est d’avoir des soins à travers notre système de soins de santé public qui est important. C’est ça qu’on fait pour chaque procédure alors c’est ça qu’on va essayer d’avancer dans ce dossier aussi.»

Ceux et celles qui souhaitent que le gouvernement couvre les arrêts volontaires de grossesses pratiqués à la Clinique 554 de Fredericton, un établissement privé, devront donc prendre leur mal en patience.

Brian Gallant s’est bien gardé de préciser combien d’hôpitaux supplémentaires pourraient pratiquer des avortements dans un avenir rapproché, s’il a discuté avec les hôpitaux et les réseaux de santé et où en sont les pourparlers.

«Vous pouvez imaginer que quand on veut développer une politique comme ça, tous les partenaires feront partie de la discussion. Je ne veux pas commencer à mentionner qui dit quoi en ce moment.»

Il a indiqué que le gouvernement collabore en ce moment avec ses partenaires du système de santé pour déterminer quels changements pourraient être apportés et dans quelles régions pour améliorer l’accès.