Des vêtements de la prison retrouvés dans la lagune

Durant près de 40 ans, des vêtements ou pièces de literie jetés dans les toilettes du Centre correctionnel de Saint-Hilaire se sont retrouvés dans la lagune de la municipalité, ce qui a eu pour effet de nuire à son fonctionnement.

Le Centre correctionnel du Madawaska a été aménagé à Saint-Hilaire au début des années 70. Ses occupants sont en partie la cause du grand nettoyage de la lagune municipale qui a été effectué il y a quelques années.

«Un moment donné, on voyait flotter des morceaux de tissu au-dessus de la lagune. Il y en avait tellement que ça empêchait l’oxygène et le soleil de pénétrer et faire leur travail. Quand on a vu les couleurs des vêtements, on a compris d’où ça venait. Depuis, un bassin de rétention a été installé et il permet de mieux filtrer tout ce qui sort du réseau sanitaire à la prison», a précisé le maire Roland Dubé.

Selon lui, la quantité de vêtements et de pièces de literie récupérée représentait l’équivalent d’un chargement de camion.

«Vous seriez surpris du volume de vêtements ou morceaux de literie que l’on a récupéré de la lagune. Il faut croire qu’à l’intérieur de la prison, des gens ont tenté de bloquer les toilettes. Mais le système est puissant et a pu gober tout ce qu’on jetait pour tenter de le faire déborder», a raconté le maire Dubé.

Selon lui, la municipalité n’est pas la seule où on y retrouve une prison à avoir vécu une telle mésaventure.

Étude

Une étude visant à s’assurer que sa lagune municipale répond aux nouvelles normes gouvernementales sera effectuée dans le Village de Saint-Hilaire.

Les gouvernements fédéral, provincial et municipal participeront financièrement à cette étude évaluée à 11 000$. Ottawa versera 5500$ tandis que le gouvernement provincial et le Village de Saint-Hilaire fourniront 2800$.

L’étude visera à déterminer les capacités de réaction et d’écoulement de la lagune advenant, par exemple, un débordement. Les tests et la prise d’échantillons ont débuté depuis quelques mois même si aucun financement n’avait été confirmé pour la tenue de l’étude, a indiqué le maire Dubé.

«Nous osons croire que la lagune est en bon état. L’étude déterminera si nous avons des améliorations à lui apporter. Le plan détaillé de l’étude doit être déposé d’ici le 31 décembre», a fait remarquer le maire Dubé.