Un récent sondage a démontré que 74 % des diplômés des campus d’Edmundston et de Moncton demeuraient ou revenaient dans la région après leurs études. C’est le recteur Raymond Théberge qui en a fait part lors du dîner mensuel de la Chambre de commerce de la région d’Edmundston, lundi.

Bon nombre d’étudiants du Nord-Ouest doivent fréquenter le campus de Moncton pour leur formation universitaire s’ils n’optent pas pour l’un des programmes complets offerts à Edmundston.

Les régions se disent souvent victimes de l’exode des jeunes. M. Théberge souligne que ceux qui s’instruisent augmentent leurs chances de pouvoir revenir dans leur patelin avec un bon emploi.

L’Acadie Nouvelle a tâté le pouls auprès de diplômés de l’Université de Moncton présents lors de l’activité.

Finissante du campus de Moncton, Chantal Hudon avait en tête de revenir s’établir à Edmundston une fois ses études universitaires terminées.

«Moi, je voulais m’établir ici. J’ai pris part au programme Mon patelin j’y reviens et j’ai rapidement déniché un emploi en administration», a-t-elle souligné.

Occupant un poste dans le domaine financier, Annie Nadeau a dû s’exiler pendant un an à Ottawa avant de mettre le cap à nouveau sur son Madawaska natal.

«Les gens bilingues se font souvent offrir des emplois au fédéral. Mais j’avais en tête de revenir travailler à Edmundston principalement pour la famille, la tranquillité et le rythme de vie», a-t-elle mentionné.

En affaires à Edmundston et diplômé en administration en 1997, Marc Nadeau soutient qu’il est par contre le seul de son groupe de huit amis qui ont fréquenté le campus de Moncton à vivre au Madawaska.

«Quand tu étudies à Moncton, les stages sont là aussi. Une fois que tu entres dans le monde du travail dans le Sud-Est, c’est souvent le début de ta carrière. J’étais ouvert à tout et j’ai suivi le hasard de la vie. J’ai eu mon premier emploi à Toronto. Mais c’est une affaire de coeur qui m’a ramené à Edmundston au début des années 2000», a-t-il raconté.

Diplômé en psychologie en 1989, André Lang voulait faire sa vie professionnelle dans son patelin à Edmundston.

«J’étais encore aux études quand j’ai déniché mon premier emploi à Edmundston. Ma femme est originaire de Caraquet et elle s’est aussi trouvé du travail à l’hôpital. Il y a de l’emploi pour ceux qui veulent faire leur vie au Madawaska», a-t-il fait remarquer.

 

Des retombées annuelles de 160,3 M$

Selon une récente étude, l’Université de Moncton, campus d’Edmundston (UMCE) génère des dépenses et retombées économiques annuelles de 160,3 millions $.

Dévoilée il y a quelques jours, cette même étude révèle que les trois campus de l’Université de Moncton engendrent des retombées économiques totales de plus de 1,6 milliard $ par année au pays.

En ce qui a trait à l’UMCE, l’étude précise que la contribution annuelle des diplômés est de 88,2 millions $ alors que celle des étudiants, via les inscriptions et leurs dépenses, est de 16,3 millions $.

Le campus procure du travail à 100 employés à temps plein et 180 autres à temps partiel ou temporaire. Les dépenses de l’institution sont de l’ordre de 33,8 millions $ tandis que retombées économiques de la recherche sont évaluées à 12,3 millions $.

Ses différents édifices procurent des revenus en taxation municipale de plus de 866 000$ à la Ville d’Edmundston, a indiqué le recteur Raymond Théberge.

«On a tendance à voir l’Université par ses édifices statiques sur une colline. Mais c’est une institution où des gens travaillent, qui achète des produits et où des jeunes étudient. C’est un moteur économique et social qui doit être alimenté dans ces trois régions», a-t-il mentionné.

En ce qui a trait au futur du campus d’Edmundston, le recteur Théberge soutient qu’il n’y a aucune crainte à avoir.

«L’Université de Moncton sera toujours une institution avec ses trois campus qui va respecter ses régions et ça, ça ne changera pas. Dans le Nord-Ouest, il y a une stabilité au niveau des inscriptions au secondaire. C’est prometteur pour notre avenir. Augmenter le nombre d’étudiants internationaux est une autre avenue intéressante», a-t-il souligné.

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