Énergie éolienne communautaire: de l’intérêt au Nord-Ouest

Le Nord-Ouest démontrera son intérêt à réaliser un projet d’énergie éolienne communautaire pour le réseau d’Énergie NB.

Les parties intéressées (municipalités, coopératives ou organismes) ont jusqu’au 28 avril pour répondre à un appel d’intérêt d’Énergie NB et pour soumettre un projet d’énergie renouvelable à petite échelle d’une capacité de 40 mégawatts.

La Coopérative d’énergie renouvelable du Nord-Ouest (CÉRNO) s’intéresse à l’énergie éolienne depuis une dizaine d’années. Elle donnera suite à l’appel d’intérêt d’Énergie NB.

La question de l’énergie éolienne a été un important sujet d’intérêt au Nouveau-Brunswick au milieu des années 2000 avant d’être reléguée au second rang et refaire surface récemment.

«On attendait que quelque chose se passe sur la scène provinciale. Ça fait une dizaine d’années que l’on travaille sur notre projet. Nous effectuons encore des tests et des analyses afin de calculer la force des vents. La technologie s’est améliorée et ça nous permet d’avoir des résultats encore plus précis», a mentionné le porte-parole de la CÉRNO, Paul-Émile Soucy.

Dans le Nord-Ouest, l’emplacement désigné pour accueillir un parc contenant cinq ou six éoliennes d’une capacité de quatre mégawatts chacune est le rang des Collin dans le secteur de Lac-Baker.

Selon M. Soucy, un seul projet sera attribué.

«La réponse du gouvernement va dicter la suite des choses. Si elle est négative, ce projet tombe à l’eau», a-t-il indiqué.

Toujours selon lui, les coûts d’aménagement de ce parc éolien se chiffrent à plus de 50 millions $.

«On parle de retombées économiques importantes pour notre région. Nous sommes en train de planifier l’aspect financier. Les coûts seraient assurés par l’entremise de différents partenaires et la coopérative. Nous avons des demandes dans le système. Nous estimons que l’électricité produite, qui sera retransmise sur le réseau d’Énergie NB, pourrait desservir l’équivalent de 3000 à 4000 résidences», a soutenu M. Soucy.

Dans le meilleur des mondes, ce projet deviendrait réalité en 2020, a-t-il laissé entendre.

«Nous nous donnons jusqu’à la fin de l’année pour obtenir la réponse du gouvernement. Par la suite, nous ferions la commande des équipements en 2018 pour procéder à leur installation en 2019 dans l’optique d’un lancement du parc éolien en 2020», a-t-il expliqué.

La CÉRNO a été fondée en 2008. Une étude sur la force des vents menée l’année suivante a permis d’identifier cinq emplacements potentiels pour accueillir un parc éolien.

Des localités dans la Péninsule acadienne démontrent un intérêt semblable pour l’obtention d’un projet d’énergie éolienne communautaire au Nouveau-Brunswick.