Un policier d’Edmundston coupable d’agression sexuelle

Le policier Marc Bouchard a été reconnu coupable d’agression sexuelle en Cour provinciale à Edmundston, mercredi. Il connaîtra sa sentence le 11 juillet.

L’accusation fait suite à une soirée entre amis où durant une accolade d’aurevoir, il a empoigné la fesse d’une participante, l’espace de quelques secondes.

Le juge Jacques Desjardins a rejeté les arguments de la Défense voulant que la dénonciation aurait été une vengeance découlant d’un conflit entre le conjoint de la plaignante et l’accusé.

«Le fait que la dénonciation a été déposée deux mois et demi après l’incident n’affecte en rien la crédibilité ni le témoignage de la plaignante. C’est un geste qu’elle n’a pas toléré puisqu’elle s’est immédiatement esquivée», a-t-il dit.

La Défense a aussi argumenté que le geste ne semblait pas trop avoir dérangé la plaignante puisqu’elle aurait échangé des textos avec le policier au lendemain de l’incident.

«Durant le procès, il n’a pas été établi qui était l’auteur des textos. Rien ne prouve non plus l’authenticité du message et s’il a été amené en preuve de façon intégrale. Il reste de gros doutes», a ajouté le juge Desjardins.

Durant le procès, le policier Bouchard a reconnu qu’il avait posé un geste maladroit et que la boisson avait probablement joué un rôle dans son comportement. Selon lui, il s’agissait d’un toucher anodin sans-arrière pensée ni désir sexuel.

Pour la Défense, le geste était tellement simpliste en soi que cela ne méritait pas une poursuite en justice. Le juge Desjardins a également rejeté cet argument.

Selon le magistrat, le geste constituait des voies de fait, car la victime n’était pas consentante. Il a de plus statué qu’il s’agissait d’une agression sexuelle puisqu’il a été commis sur une partie intime de la plaignante.

«Pour M. Bouchard, c’était peut-être un geste inoffensif, mais pas dans la tête de l’autre partie», a-t-il mentionné.

Le chef de la Force policière d’Edmundston, Gilles Lee, a précisé que selon la Loi sur la police, un verdict de culpabilité criminelle entraîne une suspension sans solde.

Le vétéran policier était jusque-là suspendu avec salaire. Une autre enquête déterminera son sort.