La nouvelle halte obligatoire des touristes [vidéo]

Après plusieurs années d’attente, le Centre d’expérience de la Rivière Restigouche – qui se veut un hommage à la rivière et à sa plus grande ressource, le saumon – est maintenant prêt à accueillir ses premiers visiteurs.

Situé en bordure de la rivière et au pied du pont interprovincial, le Centre d’expérience de la Rivière Restigouche (CERR) ne peut pas passer inaperçu. Construit en bois, à l’image des camps de pêche que l’on retrouve le long de la célèbre rivière à saumons, le centre est la nouvelle halte obligatoire pour les touristes désireux d’en connaître un peu plus sur la région.

Ce dernier ouvre ses portes le 20 mai, non sans un retard d’un an sur l’échéancier initial, puisqu’il n’a pas pu démarrer ses activités en même temps que le camping pour VR. Ces deux projets combinés représentent un investissement de plus de cinq millions $. C’est dire à quel point la Ville – propriétaire, opératrice et principale bailleurs de fonds – croit au potentiel de cette aventure.

À l’intérieur du centre, on retrouve d’abord l’administration du camping, qui vient d’ailleurs tout juste d’ouvrir pour la saison. Puis il y a le centre d’interprétation qui comprend une multitude d’artefacts touchant à la rivière. On y traite du patrimoine de la rivière, mais aussi de science de la nature avec un aquarium rempli de jeunes tacons ainsi qu’un bassin tactile.

«Les gens pourront toucher certains spécimens que l’on retrouve dans l’écosystème de la baie des Chaleurs, comme un homard, une étoile de mer et des concombres de mer», explique Samuelle Morin, coordonnatrice du centre.

Le centre possède également une cuisine ultra moderne qui servira, durant l’été, à la tenue d’événements culinaires spéciaux mettant en vedette les produits locaux (Nouveau-Brunswick et Gaspésie), ainsi qu’un bar comportant des bières locales.

«On veut vraiment que les gens qui vont venir ici puissent goûter la baie des Chaleurs», affirme Mme Morin.

On étudie toujours la possibilité d’y accueillir éventuellement un institut culinaire afin de former des chefs en dehors de la saison touristique.

Le CERR veut par ailleurs être plus qu’un simple centre d’interprétation.

«On veut mettre l’accent sur le tourisme expérientiel. On veut faire vivre aux gens des expériences uniques et authentiques, et ce, au niveau traditionnel, culturel, culinaire, etc. Le but c’est de mettre en valeur la Restigouche», s’exclame Mme Morin.

Plusieurs activités expérientielles seront ainsi proposées durant la saison.

«On est encore en train de développer certaines activités, mais on sait déjà que nous aurons des événements culinaires, des ateliers de confections de mouches, des sorties en rabaska, le canot de tradition iroquoise comportant une douzaine de places, des initiations au lancer à la mouche et bien plus encore», indique la coordonnatrice du centre.

Avec le CERR et son camping, la Ville de Campbellton espère mousser l’industrie touristique et développer le potentiel de la région.

«Le CERR est une valeur ajoutée indéniable pour le camping. Mais on cible également les touristes de passage dans la région. On veut qu’ils fassent davantage que de passer dans la ville pour se rendre à une autre destination. On veut qu’ils arrêtent ici, qu’ils découvrent la région. On veut les garder le plus longtemps possible. Cela dit, on s’adresse également aux gens du Restigouche. On veut leur faire redécouvrir leur rivière tout en leur proposant des activités intéressantes», poursuit Mme Morin.

La visite du CERR est gratuite. Les différentes expériences offertes durant l’été auront toutefois un coût. Le public est convié à l’ouverture officielle le 20 mai en après-midi dans le cadre d’une journée porte ouverte.