Bientôt un nouveau refuge pour les animaux du Grand Moncton

La Société protectrice des animaux du Grand Moncton prévoit construire un nouveau refuge de 5,8 millions $ d’ici 2020.

L’actuel édifice de la SPA du Grand Moncton est situé dans le parc industriel Caledonia. L’immeuble construit il y a 35 ans a d’importants problèmes structurels et d’aération. Il ne répond tout simplement plus aux besoins de l’organisme qui a accueilli environ 2100 animaux en 2016.

«C’était un entrepôt et des espaces de bureaux. Seulement la moitié de l’édifice a un système de circulation d’air et le reste est chauffé avec des calorifères à l’eau chaude. La qualité de l’air est donc mauvaise et fait en sorte que les maladies se répandent facilement. Ça cause des problèmes pour le bien-être des animaux et c’est sans compter les problèmes de structure», a expliqué Dave Rogers, directeur général de la SPA du Grand Moncton.

La facture des rénovations nécessaires au refuge serait de plusieurs millions de dollars en plus d’engendrer un arrêt temporaire des activités de la SPA. L’organisme ne peut se permettre d’arrêter d’offrir ses services.

«Nous recevons de 100 à 200 animaux par mois. Sans nous, ces animaux seraient errants. Ils seraient dans les rues. Les gens qui ne sont pas capables de prendre soin de leurs animaux nous les amènent pour qu’on leur procure des soins. Ces animaux continueraient de souffrir. Le contrôle des animaux dans le Grand Moncton n’existerait plus», a expliqué M. Rogers.

L’organisme a déjà entrepris des démarches pour obtenir des fonds des municipalités de Moncton, de Dieppe et de Riverview. Il a aussi reçu un don majeur à titre posthume d’une personne du Grand Moncton. Cet argent a aidé à lancer le projet du nouveau refuge.

«Nous avons déjà un million de dollars qui nous ont été donnés par une personne qui est décédée. La personne nous a fait don de cet argent pour la construction d’un nouvel édifice. Nous parlons aussi aux trois niveaux de gouvernement pour voir si nous pouvons obtenir leur appui».

Les discussions avec les différents paliers de gouvernement ne sont qu’au point de départ, mais tout semble parti du bon pied.

«Les représentants de gouvernements avec qui nous avons discuté sont très favorables. Je sais qu’il y a sûrement d’autres endroits que le bien-être des animaux où investir de l’argent actuellement, mais ils vont essayer de nous aider du mieux qu’ils le peuvent. Je suis sûr qu’on y arrivera».

Un terrain situé à 500 mètres du refuge actuel a déjà été identifié et des dessins architecturaux ont déjà été réalisés. Tout dépendant des contributions gouvernementales, une campagne de financement pourrait aussi être organisée.