Un édifice vacant reprendra vie sur la rue Principale à Saint-Jacques

Un édifice vacant de la rue Principale dans le quartier Saint-Jacques à Edmundston reprendra vie grâce au double projet entrepreneurial d’un jeune couple de la région.

Autrefois connu comme étant L’Épicerie Rosaire Martin, l’édifice a eu diverses vocations depuis sa fermeture, sans qu’un projet de longue haleine ne perdure. Le bâtiment était vacant depuis quelques années.

Johanne Philippe et François Lamontagne y ont vu l’opportunité de faire leur entrée dans le domaine des affaires.

Au rez-de-chaussée, on y retrouvera un studio de yoga, qui sera dirigé par Johanne Philippe, ainsi que des services connexes en matière de mieux-être, comme la présence d’une réflexologue.

«Nous proposons du yoga pour tous les âges, dont un programme de Péda-Yoga qui s’adresse aux enfants et qui vise à leur apprendre les postures et des trucs afin qu’ils soient plus aptes à faire des apprentissages ou des devoirs», a-t-elle expliqué. Elle sera entraîneure certifiée au Nord-Ouest pour ce programme développé par une enseignante de Gatineau.

Depuis son retour dans la région il y a une dizaine d’années, elle a aussi enseigné la danse africaine et le programme Danse ton yoga.

François Lamontagne utilisera les espaces au sous-sol pour y installer une miellerie. Il possède une vingtaine de ruches sur une terre à Saint-Joseph et a décidé de se lancer dans la production artisanale du miel.

Son entreprise et son miel du terroir seront connus sous le nom de Lamontagne Ruche.

«Je me suis développé une passion pour les abeilles. Nous avons un rucher à Saint-Joseph-de-Madawaska. Le miel sera transformé ici et aussi mis en vente», a-t-il indiqué.

Fait cocasse, François Lamontagne fait actuellement partie du programme gouvernemental La Ruche qui prépare les futurs entrepreneurs. Il sera de la prochaine cohorte de finissants le 9 juin.

Selon les futurs entrepreneurs, c’est un peu le hasard de la vie qui fait qu’ils vont tenter leurs chances dans le monde des affaires.

«Je me cherchais un endroit pour pouvoir commencer à transformer le miel. J’ai vu une belle opportunité avec cet édifice. Les abeilles sont des insectes qui laissent derrière elles un monde meilleur. Un peu comme elles, nous espérons faire de même à notre manière», a indiqué François Lamontagne.

«Dans mon cas, ce n’était pas nécessairement prévu. Mais c’est un cheminement naturel avec mes implications au niveau de l’enseignement de la danse et du yoga», a souligné Johanne Philippe. Elle prévoit suivre le même programme de formation entrepreneuriale de La Ruche au cours des prochains mois.

Les prochains mois seront consacrés à l’aménagement intérieur et extérieur du bâtiment. L’inauguration des lieux est prévue pour le mois de septembre.