Sursis de cinq ans réclamé pour l’école de Rivière-Verte

Le Conseil d’éducation du District scolaire francophone du Nord-Ouest (DSFNO) demande que l’école Mgr-Matthieu-Mazerolle de Rivière-Verte ne subisse pas d’étude de viabilité pendant cinq ans et ne soit donc pas menacée de fermeture.

En 2015-2016, à la demande du ministère de l’Éducation et de la Petite enfance, deux écoles du district, soit celles de Saint-François et de Sainte-Anne-de-Madawaska, ont été soumises à une telle étude de viabilité. La première compte moins de 100 élèves alors que la seconde a un taux d’occupation inférieur à 30%.

Le district scolaire a décidé de maintenir les deux établissements scolaires ouverts.

La polyvalente A.-J.-Savoie de Saint-Quentin devait aussi faire l’objet d’une étude de viabilité. Elle a toutefois été reportée d’une année.

Tel que mentionné dans nos pages, le Conseil d’éducation du district recommande désormais au ministère de l’Éducation et de la Petite enfance de maintenir le statu quo pour les cinq prochaines années à la polyvalente A.-J.-Savoie.

Lors de sa récente assemblée mensuelle publique, le Conseil d’éducation a aussi proposé une exemption de cinq ans pour l’école Mgr-Matthieu-Mazerolle de Rivière-Verte.

«Selon nos prévisions, la population étudiante y sera à la hausse dans les années à venir. Des bureaux-satellites du district ont été aménagés dans les espaces disponibles», a dit le président du Conseil d’éducation, Richard Landry.

Selon lui, les deux études de viabilité menées l’année dernière à Saint-François et à Sainte-Anne-de-Madawaska ont fait bouger les choses.

«Dans les deux cas, de nouveaux projets ont été élaborés. Les choses ne traînent pas. On demande au ministère de mettre la pédale douce sur les études de viabilité de manière. Les jeunes familles sont en plus grand nombre dans la région. Nos perspectives sont bonnes dans nos infrastructures. Nous avons espoir d’augmenter le nombre d’élèves et d’occuper les espaces disponibles dans nos écoles», a ajouté M. Landry.

En ce qui a trait à la décision de réclamer le statu quo pour la polyvalente de Saint-Quentin, le président du conseil d’éducation estime qu’elle s’imposait par elle-même.

«Il était impossible de déplacer les étudiants. Des locaux vacants seront utilisés par de nouveaux services pour la petite enfance ainsi que par les élèves à besoins spéciaux ou ayant des troubles d’apprentissage. C’est une très bonne façon d’utiliser l’espace», a indiqué M. Landry.

La décision dans ces deux dossiers reviendra au ministre de l’Éducation.