Saint-André : le nouveau maire emballé par le défi

Semblant nullement inquiété, le nouveau maire désigné de Saint-André se dit emballé par le défi qui l’attend au cours des prochains mois à la tête de la communauté rurale voisine de la Ville de Grand-Sault.

De simple conseiller élu par acclamation lors de l’élection municipale tenue en mai 2016, Michel Lavoie dirige un an plus tard les destinées de la communauté qui compte un peu moins de 2000 âmes.

À peine désigné maire adjoint de Saint-André quelques minutes avant la démission surprise lundi du maire Allain Desjardins, Michel Lavoie occupe désormais le plus haut siège à la table du conseil municipal.

«Ce n’était pas quelque chose de prévu, ce fut un choc. Ça ne sera pas un mauvais défi, c’est quelque chose d’intéressant», lance d’emblée le maire intérimaire.

«Une fois la nouvelle encaissée et le choc passé, les choses doivent continuer à avancer. C’est tout ce qu’on peut faire», de poursuivre Michel Lavoie.

Selon lui, les élus municipaux de l’endroit respectent pleinement la décision du maire démissionnaire, dont les motifs du départ demeurent encore nébuleux à ce jour.

Le principal intéressé dit ne pas craindre outre mesure devoir faire face aux interrogations et au mécontentement des citoyens de Saint-André.

«La population a son mot à dire. Il faut se parler. C’est pour ça qu’il y a des réunions publiques», estime Michel Lavoie.

«Mon but premier est d’apporter une certaine stabilité au sein du conseil et de démontrer à la population que le conseil en place est là pour rester», d’ajouter le nouveau maire.

Michel Lavoie, qui avoue sans détour avoir l’intention d’être candidat à la mairie en octobre, dit espérer que la population lui laissera une chance.

Les réactions au départ du maire Desjardins ont été nombreuses cette semaine au nord-ouest du Nouveau-Brunswick.

«Je suis déçu de son départ, c’était un très bon collègue, une personne avec qui je m’entendais très bien. C’est comme perdre un allié. Lorsqu’on n’a pas l’appui de la population, les journées sont parfois très longues», a affirmé Marcel Deschênes, le maire de Grand-Sault.

«On perd un bon ami et un bon travaillant. J’aimais travailler avec Allain Desjardins. Ça me fait de la peine, il était sans doute tanné de vivre une telle atmosphère», a pour sa part indiqué le maire de Saint-Léonard, Carmel St-Amand.

Le maire de Drummond, France Roussel, a quant à lui tenu à rendre aussi hommage à Allain Desjardins.

«C’est une perte et une surprise! Ses problèmes, il ne les partageait pas aux réunions des maires. On fait toujours de notre mieux pour prendre les meilleures décisions».