Grande-Anse et Saint-Léolin proposent la municipalité d’Acadie-Mer

Plusieurs maires de la Péninsule acadienne partagent le même constat, l’heure est venue pour les municipalités à songer à des regroupements. De leur côté, Grande-Anse et Saint-Léolin proposent de créer la nouvelle municipalité d’Acadie-Mer en unissant leurs forces avec leurs voisins.

Mathieu Chayer, maire de Saint-Léolin, et Réginald Boudreau, maire de Grande-Anse, ont convié les médias à un point de presse, vendredi matin, à Grande-Anse, quelques jours après que Kevin Haché, maire de Caraquet, ait exprimé son désir d’un jour voir la création de la municipalité du Grand Caraquet.

Mathieu Chayer et Réginald Boudreau ont plutôt l’intention de proposer un projet commun entre Saint-Léolin, Grande-Anse, Maisonnette et les DSL environnants, Anse-Bleue, Dugas et Village-des-Poirier. Ils veulent aussi tendre la main à Paquetville et à Bertrand.

«On n’a rien contre Caraquet, mais il faut simplement qu’il y ait d’autres options sur la table. Nos municipalités ont tous plus ou moins un poids équivalent. Il n’y a pas de grosse ville. Advenant qu’on crée une nouvelle municipalité, il y aurait des représentants de chaque localité à la table. On n’aurait pas le choix de travailler ensemble pour arriver à un consensus», explique Mathieu Chayer.

Le concept est encore à développer, mais Réginald Boudreau compare le fonctionnement de la municipalité proposée à celle d’une coopérative.

«Il y aurait une entité principale pour chapeauter toutes les localités, mais ensuite, chaque communauté garderait son identité. Cette grosse entité absorberait les dépenses générales comme le service d’incendie, la gestion des déchets et les frais pour la GRC. Après ça, le reste de l’argent serait divisé entre les communautés afin qu’ils puissent développer leurs propres projets et ainsi de suite.»

Les petites municipalités de la Péninsule acadienne font face à plusieurs défis. Les populations sont vieillissantes et les budgets sont de plus en plus restreints. Les deux maires croient qu’il est le temps de mettre en commun leurs ressources. Ils entendent compiler les chiffres nécessaires pour convaincre leurs voisins des bienfaits d’un regroupement.

«On travaille ensemble continuellement. On ne parlait pas nécessairement d’amalgamation, on cherchait des façons de collaborer pour trouver des économies dans les deux municipalités, mais après les propos du maire de Caraquet, je pense qu’il est temps que les maires s’assoient pour examiner les différentes options», poursuit Réginald Boudreau.