Feu vert à une mine qui créera 300 emplois au nord-ouest de Fredericton

Le projet de construction d’une mine à ciel ouvert au nord-ouest de Fredericton obtient le feu vert du gouvernement fédéral.

Le ministre des Pêches et des Océans, Dominic LeBlanc, a annoncé vendredi matin, dans la capitale provinciale, que la mine Sisson a reçu l’assentiment du cabinet fédéral.

«L’approbation de l’étude environnementale par le cabinet fédéral était la dernière étape importante afin d’assurer que ce projet voit le jour», a précisé le ministre.

La mine de tungstène et de molybdène devrait créer 500 emplois durant l’étape de construction. Par la suite, la province anticipe 300 emplois directs et 525 millions $ en redevances minières et en recettes fiscales pendant 27 ans.

Une partie des retombées économiques seront versées aux six Premières Nations malécites du Nouveau-Brunswick en échange de l’utilisation de leur territoire ancestral.

Si tout se déroule comme prévu, la construction du projet piloté par la minière Northcliff Resources devrait commencer au printemps et durer deux ans.

«La mine devrait être opérationnelle d’ici deux ans et demi ou trois ans», a indiqué Dominic LeBlanc.

«C’est une excellente nouvelle pour l’économie du Nouveau-Brunswick», a-t-il dit.

Les représentants de Northcliff Resources n’étaient pas présents lors de l’annonce. Ils ont plutôt réagi à la nouvelle par voie de communiqué.

Le président-directeur général, Chris Zahovskis, a réitéré l’engagement de son entreprise de la Colombie-Britannique «à créer un projet qui apportera des avantages économiques au Nouveau-Brunswick tout en protégeant l’environnement.»

«Nous mettrons maintenant l’accent sur l’obtention du financement pour faire avancer le projet.»

Les promoteurs devront notamment respecter les 40 conditions posées par la province dans son étude d’impact sur l’environnement.

La mine devra aussi recevoir des autorisations de la part de Pêches et Océans Canada, d’Environnement et Changement climatique Canada et de Ressources naturelles Canada. Une nouvelle évaluation environnementale pourrait notamment être nécessaire.

Ces exigences font dire à la directrice générale du Conseil de la conservation du Nouveau-Brunswick que la partie est encore loin d’être jouée.

«Il y a encore énormément de travail à faire avant que ce projet puisse aller de l’avant», avance Lois Corbett.

«Il faut notamment que l’entreprise trouve un moyen de protéger l’eau douce des résidus toxiques provenant de la mine et ça, ça ne se fera pas en une nuit.»

Le Conseil de conservation est contre le projet dans son ensemble.

«Il n’y a aucune mine parfaite à 100% dans le monde. C’est évident qu’il y a des risques».

«Je comprends nos besoins en matière de création d’emplois dans la province, mais ça ne devrait pas se faire aux dépens de l’eau douce. Les risques pour l’environnement sont plus importants que les retombées économiques», prétend Mme Corbett

Le ministre Dominic LeBlanc se fait cependant rassurant.

«L’étude environnementale a été extrêmement bien menée. Nous allons nous assurer que toutes les mesures qui sont importantes pour protéger cet environnement sont des conditions à ce développement», a-t-il dit.