Objectif: doubler les entreprises exportatrices en Atlantique

Ottawa et les provinces de l’Atlantique investiront 20 millions $ sur 5 ans pour faire croître les exportations de la région.

Les gouvernements se donnent jusqu’en 2025 pour faire doubler le nombre d’entreprises exportatrices au Canada atlantique tout en augmentant de 30% la valeur de ces exportations.

La Stratégie de croissance du commerce et des investissements a également pour objectif de faire croître de 40 % le nombre d’entreprises de l’Atlantique qui exportent vers plus d’un marché.

Le fédéral et les provinces veulent aussi faire croître les investissements étrangers en général au Canada atlantique.

La Stratégie a été annoncée en grande pompe, mardi, au port de Saint-Jean, en compagnie du ministre fédéral du Commerce international, François-Philippe Champagne.

«Les entreprises du Canada atlantique qui sont concurrentielles à l’échelle mondiale créent de la richesse ici au pays», a déclaré M. Champagne.

«Elles tendent à être plus innovatrices et plus productives, et à payer des salaires plus élevés que les entreprises non exportatrices, créant ainsi de nouveaux emplois bien rémunérés, ce qui renforce la classe moyenne et hausse le niveau de vie de la population canadienne.»

Ottawa investira 14 millions $ sur cinq ans dans la nouvelle entente. Les provinces fourniront le reste du financement, dont 2,5 millions de la part du Nouveau-Brunswick.

Cet argent servira notamment à initier les entrepreneurs aux marchés internationaux et à les aider à effectuer leurs premières ventes à l’extérieur du pays.

«Nous avons discuté ce matin de l’importance d’avoir plus de prévisibilité et de stabilité avec notre partenaire commercial numéro 1, les États-Unis. Le gouvernement fait de l’excellent travail sur ce plan», a commenté le ministre néo-brunswickois de la Politique d’expansion du commerce, Roger Melanson.

«Mais c’est aussi important et c’est le bon moment de diversifier nos marchés. Nous avons de sérieuses possibilités en Europe et en Asie pour nos entrepreneurs du Nouveau-Brunswick.»

Le Nouveau-Brunswick et l’Atlantique en général compte notamment sur le nouvel Accord économique et commercial global avec l’Europe pour écouler plus facilement ses produits et ses services sur le vieux continent.

À l’opposée, la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain à la demande des États-Unis pourrait causer son lot de problèmes.

Washington boude déjà le bois d’oeuvre canadien, un important produit d’exportation du Nouveau-Brunswick, qui est frappé depuis le mois dernier de tarifs douaniers exorbitants pour punir l’industrie forestière canadienne que les États-Unis accusent d’être injustement subventionnée.

Le Canada atlantique tire de l’arrière par rapport aux autres provinces canadiennes en matière d’exportations.

La proportion d’entreprises exportatrices en Atlantique est plus faible qu’ailleurs au pays. De plus, 85 % des Provinces atlantiques dépendent des ressources naturelles.

Le Nouveau-Brunswick est la province la plus axée sur les exportations. L’an dernier, les exportations de la province ont dépassé les 12 milliards $.