Un député à vélo dans le Madawaska-Restigouche

Si vous croyez avoir vu un politicien rouler à vélo dans un rang ou un DSL du Madawaska et du Restigouche récemment, ce n’était pas un mirage.

Vous avez probablement aperçu le député fédéral de Madawaska-Restigouche, René Arseneault. L’élu profite en effet de la période estivale et du ralentissement à la Chambre des communes pour redécouvrir sa circonscription sous un autre angle. Un angle plus rural.

Selon ses dires, les artères principales sont largement parcourues en campagne électorale, ce qui n’est souvent pas le cas des routes plus secondaires.

«Ajouter à cela qu’une grande partie de mon travail se fait à Ottawa, cela fait donc en sorte qu’on a souvent peu l’occasion lors d’un mandat de visiter les plus petites localités et les zones un peu reculées, l’arrière-pays comme on dit. Je me suis donc donné comme défi de le faire à vélo», note-t-il.

Le député fédéral René Arseneault profite du ralentissement à la Chambre des communes pour parcourir à vélo les recoins du Madawaska-Restigouche. – Gracieuseté

Il faut dire que la circonscription de Madawaka-Restigouche est vaste – la plus grande du Nouveau-Brunswick – et extrêmement rurale.

«Dans certains grands centres urbains, un député peut marcher deux kilomètres à peine et se retrouver dans une circonscription voisine. Mais même si leur circonscription n’est pas aussi grande physiquement que la mienne, ils ne sont pas plus proches pour autant de leurs électeurs. C’est un gros défi que je me suis donné, mais je trouve ça important d’être inclusif, d’essayer de toucher à tout le monde», indique le politicien.

Flatlands, Glen Levit, les rangs 5&6, 9&10 et 14, Saint-Martin-de-Restigouche… Pleins de noms que l’on entend peu souvent. Le trio se promet également d’aller rouler à Nash Creek, Lorne, ainsi qu’au Madawaska.

«On n’aura probablement pas le temps de tout faire cet été, mais on en fera d’autres l’an prochain», ajoute-t-il.

Le député est accompagné dans cette aventure par ses deux jeunes étudiants employés pour l’été, Vincent du Restigouche et Mathieu du Madawaska. Ensemble, ils ont parcouru une soixantaine de kilomètres en deux jours, ce qui n’est pas négligeable puisque l’épopée est ponctuée d’arrêts.

«On arrête aux maisons pour rencontrer les gens. On monte et descends constamment de nos vélos. Ce n’est pas simplement une ballade en vélo, mais aussi du travail. Si les gens ne sont pas là, on laisse un petit dépliant sur la poignée de porte pour dire qu’on est venu faire un tour», précise M. Arseneault.

La réception des gens à cette petite aventure?

«Jusqu’à présent, on est très bien accueillis. Certains sont étonnés même, car je suis pour eux le premier politicien qui se rend sonner jusqu’à leur porte », relate-t-il.

S’il dit faire ce périple pour rencontrer ses électeurs, il va de soi que le député prône au passage la mise en forme et l’activité physique.

«Ça fait changement que de s’asseoir à la Chambre des communes ou devant un comité à longueur de journée, ça, c’est certain», indique M. Arseneault.