Restigouche: la nouvelle attraction touristique séduit

Le Centre d’Expérience de la Rivière Restigouche (CERR) n’est en fonction que depuis quelques semaines, mais mine de rien, l’endroit est déjà en voie de devenir une halte incontournable pour les touristes.

Depuis son ouverture, le CERR fait beaucoup parler de lui.

L’infrastructure flambant neuve située à Campbellton, en bordure de la Restigouche, multiplie les activités. Et ce n’est qu’un début promet-on.

«Nous en sommes à notre premier été, c’est tout nouveau. On est encore en développement d’expériences et d’activités authentiques. On devrait en avoir davantage l’an prochain, quoique l’on a déjà des choses intéressantes à proposer cette année», indique Cynthia Blanchette, nouvellement embauchée pour coordonner le tourisme expérientiel au CERR.

Jusqu’à présent, trois expériences principales ont été élaborées pour la période estivale. Les amateurs de pêche ont la possibilité d’apprendre à fabriquer des mouches à saumons. Pour les plus sportifs, le centre s’est affilié avec le parc provincial Sugarloaf et effectue la location de fatbikes (vélos à pneus surdimensionnés) en plus de proposer quatre circuits urbains. Puis il y a l’activité du rabaska proposée en collaboration avec Canoë Arpin de Kedgwick.

«On part du centre dans un rabaska (canots à six rameurs) et on traverse la rivière pour un arrêt à la réserve autochtone de Listuguj. Puis on remonte jusqu’au Lieu historique de la Bataille de la Ristigouche pour une visite du musée et un goûter typiquement local», explique Mme Blanchette.

Chose certaine, ce n’est pas le dynamisme qui manque alors qu’on tente au centre, par l’entremise de création d’activités diverses, d’attirer et de conserver les touristes le plus longtemps possible dans la région.

«L’idée, c’est de faire vivre des expériences aux touristes et leur proposer des produits uniques», dit Mme Blanchette.

Car il faut l’admettre, cela prend souvent plus que de beaux paysages pour retenir les touristes. En proposant des expériences uniques aux touristes, mais aussi aux gens locaux, le centre vient en quelque sorte combler un vide à ce chapitre au Restigouche.

En plus des expériences, le centre prévoit organiser au cours de la saison une panoplie d’activités diverses. Car des idées, ce n’est pas ce qui manque. Sorties de yoga, soirée de contes autour d’un feu de camp, activités de team building…

«Il y a tellement de belles choses à découvrir, le potentiel est là. On croit beaucoup aux partenariats avec d’autres organisations, question de développer une sorte de circuit touristique régional. Le but est, oui, de profiter de l’affluence des touristes, mais aussi d’en faire profiter toute la communauté du Restigouche dans la mesure du possible», exprime-t-elle.

Camping occupé

À sa deuxième année de fonctionnement, le camping pour VR adjacent au CERR commence peu à peu à prendre sa place.

«Nous ne sommes ouverts que depuis quelques semaines et déjà on a dépassé l’ensemble du taux d’occupation de 2016. C’est compréhensible, puisque l’an dernier c’était tout nouveau, les gens ne connaissaient pas l’endroit et nous n’avions pas eu l’occasion de faire beaucoup de promotions. Cette année, ça va beaucoup mieux. On sent qu’il y a un certain engouement», confirme Samuelle Morin, gestionnaire du centre et du camping

En fait, lors du Festival du saumon en juin, le camping était occupé au point d’afficher complet pour la première fois de sa jeune histoire.

Pour ce qui est des touristes, Mme Morin soutient qu’ils proviennent en majeure partie du Québec.

«On note une croissance des touristes américains. Il semble aussi y avoir plus de campeurs provenant d’autres parties de la province – surtout d’autres secteurs du nord – qui viennent ici s’évader pour quelques jours, car dans le fond nous ne sommes pas bien loin», exprime-t-elle.