Un deuxième groupe de pompiers néo-brunswickois à la rescousse

Un deuxième groupe de pompiers néo-brunswickois s’envole vers la Colombie-Britannique afin de lutter contre les feux de forêt qui envahissent la province. Il joindra la vingtaine de soldats du feu du Nouveau-Brunswick qui combattent le brasier depuis la semaine dernière.

Léon LeBlanc avait l’intention de prendre ses vacances d’été pendant la deuxième moitié de juillet. Aujourd’hui, il prépare ses valises pour une expédition d’une quinzaine de jours en Colombie-Britannique afin de combattre des feux de forêt.

M. LeBlanc fera la liaison entre un groupe de 21 pompiers néo-brunswickois et les responsables locaux. Ils coucheront dans des tentes chaque soir après avoir lutté contre les flammes toute la journée.

Il prévoit un séjour difficile, les régions incendiées étant montagneuses.

«Un feu est plus dangereux quand tu as une topographie comme ça. En montant, le feu brûle beaucoup plus. C’est dur travailler là. Si tu n’es pas en bonne forme, tu peux te ruiner les pieds rapidement. Tu es toujours sur une pente. Quand tu marches 400 mètres en montant, tu as l’impression d’avoir traversé quatre kilomètres sur un terrain plat.»

Au moins 40 000 personnes ont été évacuées en Colombie-Britannique, dont les 10 000 résidants de Williams Lake. Selon un rapport publié par le Centre Interservices des Feux de Forêt du Canada, dimanche, 162 incendies sont actifs, dont 102 «hors contrôle». Quinze municipalités sont menacées par les flammes. Près de 1310 kilomètres carrés ont été touchés depuis le 1er avril.

La situation se rapproche des proportions des feux de forêt du nord de l’Alberta, l’été dernier. Dans le brasier de 2016, 88 000 personnes ont été évacuées et des secteurs importants de Fort McMurray ont été détruits. Près de 5900 kilomètres carrés sont passés au feu.

Selon M. LeBlanc, la situation en Colombie-Britannique pourrait durer quelques semaines, étant donné qu’il reste encore plus d’un mois à la saison sèche.

«Le pire c’est que ce n’est que le début. Il reste encore trois ou quatre semaines de la grosse saison d’été.»

«L’été, dans les terres intérieures, il n’y a pas beaucoup de pluie. Il y a souvent des saisons de feu assez graves. J’y étais allé en 2003 et on dit que c’est comparable. Mais là, ils commencent aussi à dire qu’on bat les records au niveau des évacuations.»

Mardi, un avion nolisé décollera d’Halifax avec un groupe de pompiers avant d’atterrir à Fredericton, où l’attendra l’équipe de M. LeBlanc. Elle s’arrêtera ensuite à Québec et à Val-d’Or avant de voler à Kamloops, où se retrouve le quartier général de la lutte contre l’incendie.

Au total, 2900 pompiers combattent les sinistres, dont 415 de l’extérieur de la province.