Le N.-B. exclu du Top 100 des meilleurs endroits où vivre au Canada

Aucune ville du Nouveau-Brunswick ne s’est classée dans le top 100 des meilleurs endroits où vivre au pays selon le palmarès du magazine MoneySense. Quispamsis est à quelques rangs près, tandis que Miramichi ferme la marche dans la province.

Le classement du magazine d’investissements et de mode de vie s’est élargit en répertoriant 417 villes, plutôt que 219 en 2016 et 209 en 2015. Il prend en compte, en autres, le revenu moyen, le marché de l’emploi, le taux de criminalité, le prix de l’immobilier et la météo.

Quispamsis, dans le sud-ouest, arrive en tête des municipalités néo-brunswickoises les plus agréables, à la 105e place. L’accessibilité à la propriété, son revenu moyen de
102 000$ et son faible taux de criminalité sont les principaux facteurs qui ont motivé son rang. Son taux de chômage est estimé à 5,8% pour une population de 19 278 personnes.

Dieppe se retrouve au 118e rang, suivie par Fredericton à la 149 position. Moncton arrache le 155e échelon, suivent ensuite Rothesay (210), Riverview (243), Edmundston (334), Bathurst (368), Saint-Jean (375) et Miramichi (382).

Malgré son accès au logement et aux soins de santé, de même que ses taxes de propriété d’une moyenne de 1143$, le taux de chômage de 14,5% et le revenu moyen de 53 165$ ainsi que le manque de transport en commun désavantagent Bathurst.

Robert Lennon, le président de la Chambre de commerce Chaleur, prend avec un grain de sel la classification de MoneySense.

«C’est une mesure. Est-ce que les données sont précises et compare-t-on des pommes avec des pommes? Nous ne sommes pas tout le temps sur un pied d’égalité dans les sondages. Il y a des villes qui sont mieux que nous, il y en a des pires et il ne faut surtout pas partir en peur avec ça», observe M. Lennon.

Pour lui, la région s’en sort relativement bien malgré la perte de l’usine de pâtes et papier en 2005 et de la mine Brunswick en 2013.

«Si on fait le tour de la ville, on connaît encore de la prospérité. Pourtant, les grosses industries ne sont plus là. Les maisons se vendent. Les centres d’achat rénovent pour accueillir de nouveaux magasins. Il y a une attitude positive dans notre région, du fait que les maires et les conseils collaborent, ce qui n’était pas nécessairement le cas avant. Nous commençons à travailler comme une équipe et ça change l’atmosphère et les activités», remarque le représentant de la chambre de commerce.

Les provinces de l’Atlantique sont les seules à ne pas figurer dans le Top 50.

Ottawa trône pour une deuxième année consécutive en tête du palmarès des villes canadiennes où il fait bon vivre. Elle est suivie par la ville de Saint-Augustin-de-Desmaures au Québec (2), d’Oak Bay en Colombie Britannique (3), de North Saanich également en Colombie Britannique (4) et de Weyburn en Saskatchewan (5).