Moncton: les résidents du Manoir Notre-Dame rassurés par le propriétaire

Le calme est de retour au Manoir Notre-Dame à Moncton, après qu’une polémique concernant le rationnement du papier de toilette ait agité le foyer de soins au cours des derniers jours.

La semaine dernière, la direction annonçait dans une lettre que le papier hygiénique serait désormais limité à deux rouleaux de papier par personne, par semaine, afin de réaliser des économies.

La directive a suscité un flot de critiques sur les réseaux sociaux et s’est attirée une couverture médiatique importante. La province a également enquêté à la suite d’une plainte déposée auprès du ministère du Développement social.

Jeudi, le propriétaire, Valmont Robichaud, a rencontré les occupants du foyer de soins et leurs familles afin de leur exposer sa version des faits de vive voix. Il n’est pas question de rationner le papier toilette, assure-t-il.

«On a toujours donné le papier de toilette dont le monde avait besoin. On voulait donner deux rouleaux pour avoir plus de contrôle, parce quand on en manque on doit les chercher dans les chambres où ils sont cachés. Il ne s’agit pas de couper le papier de toilette, mais de le partager avec tout le monde.»

M. Robichaud assure à nouveau qu’il s’agit d’un malentendu et peine à croire que l’affaire ait pris de telles proportions. Il entend surveiller de plus près les communications à l’avenir.

«Mon personnel a envoyé une lettre qui n’aurait jamais dû être envoyée. J’en prends la responsabilité, je ne l’ai pas vue, je ne l’ai pas signée, mais je ne les garroche pas sous le bus. C’est arrivé, c’est fait, ça n’arrivera plus.»

Les médias n’étaient pas autorisés à assister à la réunion. À la sortie, les résidents et leurs proches ont exprimé leur satisfaction.

Paul Richard est venu pour son père, résident du Manoir Notre-Dame. Il accepte les explications données par la direction de l’établissement.

«Son message était clair. La lettre n’est pas sortie comme il le voulait, ce n’était pas le message qu’il voulait. On va lui laisser le bénéfice du doute.»

Paul Richard estime qu’il est temps de tourner la page.

«Je pense que la plupart du monde se sent bien rassuré, dit-il. C’est une erreur humaine et c’est certain que ça sera surveillé par les résidents. J’ai le sentiment que mon père est entre de bonnes mains. Ici les employés et les résidents s’entendent très bien, c’est une grande famille.»

Laurier Robichaud loge dans la résidence pour personnes âgées et se dit très bien traité.

«Ça fait deux ans que je reste ici et je ne me suis jamais plaint. Je n’ai jamais manqué de papier toilette. Le personnel est bon, si on a besoin de quelque chose, ils sont toujours prêts à aider.»

Lui aussi se dit convaincu par le côté de la pièce présenté par le propriétaire.

«M. Robichaud a arrangé ça aujourd’hui, il avait besoin de donner son point de vue sur l’histoire et il a parlé comme un bon gestionnaire l’aurait fait.»