Brian Gallant annonce la création d’un nouveau ministère

Le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Croissance démographique verra le jour lors du prochain remaniement ministériel au Nouveau-Brunswick. Les détails de l’exécution des services de cette nouvelle entité gouvernementale demeurent toutefois nébuleux.

Le premier ministre Gallant en a fait l’annonce pendant le week-end de la fête du Travail.

Par voie de communiqué de presse, Brian Gallant a souligné sa volonté d’établir un lien solide avec le mouvement syndical avec la création de ce nouveau portefeuille.

«[Il faut favoriser] la croissance de l’emploi, le développement d’une main-d’œuvre dynamique et le maintien et la croissance de notre population […]»
Le premier ministre a également vanté les contributions et les mérites du mouvement syndical dans l’amélioration des conditions de travail au Nouveau-Brunswick. Les travailleurs, dit-il, sont un élément clef du bon fonctionnement «des hôpitaux, des écoles et de nos magasins».

«Nous avons la chance de disposer de travailleurs et de groupes syndicaux provenant de nombreux secteurs, qui forment une main-d’œuvre productive et ingénieuse.»

Le SCFP est optimiste

Le président du Syndicat de la fonction publique du Nouveau-Brunswick est encouragé par la création à venir de ce ministère.

C’est un «bon coup pour le mouvement ouvrier», affirme Daniel Léger, mais il faudra avoir les petits caractères à l’oeil.

«On espère surtout que ça veut dire qu’il y aura davantage de ressources pour mieux prendre en compte le point de vue des travailleurs et non que ce soit simplement un changement de nom, un changement cosmétique.»

Le moment de cette annonce fait toutefois sourciller le syndicaliste.

Le gouvernement provincial a annoncé vendredi la privatisation imminente du Programme extra-mural et de Télé-Soins (ligne 811). Le 1er janvier 2018, ce sera Medavie – également responsable d’Ambulance NB – qui prendra à sa charge les deux services.

Aucune perte d’emploi ne devrait être engendrée, a alors indiqué le ministre de la Santé. Victor Boudreau a avoué qu’il en coûtera plus cher pour administrer les mêmes services, mais que la rapidité d’exécution en serait améliorée.

Le SCFP immédiatement dénoncé la décision.

Daniel Léger se dit déçu de ce dernier dénouement, mais cherche à prioriser le dialogue. Il voit en la création de ce nouveau ministère une voie de communication directe et solide avec le gouvernement, donc l’occasion de faire augmenter la pression.

«Maintenant que la porte est ouverte, nous allons redoubler d’efforts pour faire comprendre au premier ministre qu’il faut garder les services publics dans les mains des Néo-Brunswickois.»