Les dirigeants de l’entreprise Omera Shells assurent qu’ils travaillent d’arrache-pied en vue d’être un bon voisin dans le quartier de Richibucto où se retrouvent une école primaire et de nombreuses résidences.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le lancement d’Omera Shells ne s’est pas déroulé comme prévu. Une erreur du fournisseur d’une pièce d’équipement importante – un appareil de séchage industriel – a déclenché une réaction en chaîne qui a mené à une série d’inconvénients dans le quartier.

Vers la fin août, un voisin a contacté des médias afin de se plaindre d’odeurs nauséabondes qui forcent les résidents à demeurer à l’intérieur depuis le lancement des opérations de l’usine de transformation.

L’usine sèche les coquilles de crustacés transformés dans d’autres usines de transformation. Elle vend les coquilles séchées à des clients en Chine, qui les transforme à des fins biomédicales, agricoles et industrielles.

Daniel Arsenault, administrateur chez Omera Shells, a expliqué à l’Acadie Nouvelle que les défis de son entreprise ont commencé au printemps, quand elle a reçu son équipement de séchage d’un fournisseur des États-Unis.

En peu de temps, ils ont découvert que l’appareil n’était pas calibré aux conditions côtières du Nouveau-Brunswick, mais plutôt aux pressions atmosphériques de l’Ontario. Le problème a provoqué un retard de près de trois mois, en plus d’encourir des investissements majeurs de l’entreprise.

Surtout, l’erreur a privé Omera Shells d’un démarrage en douceur en mars, quand les températures froides réduisent naturellement les odeurs de fruits de mer et qu’il y a moins de coquilles de homard, de crabe des neiges et de crevette sur le marché. L’entreprise a été forcée d’apprendre à manier son nouvel équipement en juin, dans des températures de 25 degrés et plus.

Dans de telles conditions, les difficultés d’Omera Shells ont été amplifiés.

Quand la chaîne d’alimentation est tombée en panne, les ingénieurs n’ont pas remarqué immédiatement. La température de l’appareil de séchage a grimpé en flèche et les coquilles ont été cuites plutôt que séchés. Le quartier a été envahi d’une fumée noire.

Depuis, une alarme et un système d’extinction automatique ont été installés, assurant que seules des vapeurs d’eau sont rejetées dans l’atmosphère.

Les employés de l’usine ont aussi éprouvé des difficultés avec un appareil censé éliminer les odeurs de son produit. M. Arsenault affirme que les membres de son équipe ont maintenant une meilleure maîtrise de l’outil, et qu’ils travaillent avec une entreprise spécialiste de l’élimination des odeurs afin d’appliquer un produit organique qui supprimera certaines particules toujours problématiques.

L’usine a aussi une plus grande flexibilité dans son horaire de production afin de produire sa vapeur seulement quand les vents dominants poussent vers le nord-nord-est, soit vers un secteur inhabité.

Avec les progrès effectués au cours des derniers mois et les mesures envisagées pour les prochaines semaines, M. Arsenault estime que son entreprise est sur la bonne voie pour être un bon voisin à Richibucto.

Omera Shells est située à environ 200 mètres d’une école primaire, l’école Soleil-Levant. Mardi matin, les quelque 250 élèves de la maternelle à la 8e année sont retournés sur les bancs dl’école.

Ghislaine Arsenault, porte-parole du District scolaire francophone Sud, a fait savoir à l’Acadie Nouvelle que son équipe suit la situation de près.

«Le District scolaire francophone Sud est au courant du fait que des odeurs émanent de l’usine Omera Shells située à proximité de l’école Soleil-Levant de Richibuctou. Le District collabore avec le ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance afin d’assurer la santé et la sécurité du personnel et des élèves de l’école.»

Daniel Arsenault assure qu’en plus de travailler de près avec la direction de l’école, Omera Shells collabore avec le ministère de l’Environnement et des Gouvernements locaux et la Ville de Richibucto.

Les premiers pas de l’entreprise ont dérangé le voisinage, et le propriétaire, Omer Gaudet, s’en excuse, assure M. Arsenault. L’équipe est déterminée à devenir un bon voisin de l’école et des résidents du quartier.

Omera Shells a été lancé cette année à la suite d’un investissement allant jusqu’à 440 000 $ (conditionnel à la création d’emplois) et d’un prêt à terme de 2,5 millions $ d’Opportunité NB.

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