Deux candidats à la présidence de la SNA

Louise Imbeault, de Moncton et Paul Gallant, de Chéticamp briguent tous deux la présidence de la Société nationale de l’Acadie. L’Acadie Nouvelle s’est entretenue avec les deux candidats.

Les délégués des organismes acadiens membres de la SNA convergeront vers Charlottetown les 22, 23 et 24 septembre prochain pour participer à l’assemblée générale de l’organisme.

Ils devront choisir celui ou celle qui assumera le poste de président puisque depuis la démission de René Cormier en novembre 2016, Xavier Lord-Giroux assurait cette fonction par intérim.

Pour le moment, Louise Imbeault et Paul Gallant sont les seuls à avoir fait connaître leur intention de reprendre le flambeau.

Les personnes intéressées avaient jusqu’au 29 août pour soumettre leur dossier au comité de candidature et bénéficier de l’appui médiatique de la SNA. Cependant, une candidature peut être déposée jusqu’au dernier jour de l’assemblée générale annuelle.

Le mandat de la présidence est de deux ans. En raison de la démission de M. Cormier, la prochaine présidente ne siègera qu’un an avant la réouverture du poste.

Trois autres postes sont à combler au sein du conseil d’administration. Jusqu’à présent, Karine Gallant est candidate au poste de conseillère-trésorière, Anthony Azard et Mathieu Manuel sont candidats au poste de conseiller jeunesse et Neil Boucher s’est présenté pour la vice-présidence.

Paul Gallant s’est impliqué dans un foule de projets culturels et artistiques. – Gracieuseté

Paul Gallant, bâtisseur acadien

Paul Gallant est un agent de développement scolaire et communautaire bien connu à Chéticamp, en Nouvelle-Écosse. Il a monté de nombreuses pièces de théâtre et spectacles pour faire rayonner les jeunes talents.

Originaire de Mont-Carmel, à l’Île-du-Prince-Édouard, il fait partie des fondateurs de la Fédération culturelle acadienne de l’Île-du-Prince-Édouard et de Jeunesse Acadienne.

Paul Gallant a également participé à la création de la Fédération culturelle acadienne de la Nouvelle-Écosse et a présidé le Comité communautaire Chéticamp-LeMoine qui vise à combler le manque de logement dans la région.

Il dit vouloir mettre son énergie au service de la reconstruction de la SNA et de la concertation. «Ce n’est quelque chose qui me fait peur, je suis une personne qui adore les défis», lance-t-il.

«Si j’ai un talent, c’est d’entamer les discussions et encourager le dialogue. Inévitablement, tu trouves des consensus, des pistes.»

M. Gallant croit pouvoir amener un regard neuf sur un organisme en plein chantier. «J’arrive d’une communauté acadienne dynamique, j’ai quelque chose à offrir et j’ai le temps de l’offrir. Les gens qui me connaissent savent que je suis un bâtisseur», dit-il.

«J’aimerais que la SNA encourage plus de partenariats et amène les Acadiens des différentes provinces à mieux se connaître. Mais je ne vais pas arriver à la table avec mon agenda, un président doit parler selon la volonté des membres.»

Louise Imbeault, femme d’action

Originaire de Moncton, Louise Imbeault a eu une longue carrière à Radio-Canada Acadie. Elle a occupé les postes de journaliste, animatrice, chef des nouvelles, puis directrice de Radio-Canada Acadie de 2007 à 2011.

Depuis 2012, elle est propriétaire de la maison d’édition de littérature pour enfants Bouton d’or Acadie.

Mme Imbeault copréside le Conseil culturel de Moncton, elle est également vice-présidente du conseil d’administration du Musée du Nouveau-Brunswick et membre du Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick.

La candidate juge que la SNA et ses 150 ans d’histoire ont toujours leur raison d’être. «Pour moi c’est important que l’Acadie ait une voix générale, au-dessus de la mêlée et que l’ensemble des préoccupations soient représentées. J’ai toujours pensé que la SNA nécessaire pour parler au nom de l’ensemble du peuple acadien, indépendamment des questions d’ordre provincial.»

Louise Imbeault ajoute que le rôle de l’organisme n’est pas de marcher sur les plates-bandes des associations membres, mais de les rallier autour du plus grand dénominateur commun.

«Ce sont les organismes jeunesse et les porte-paroles provinciaux qui donnent les orientations à la SNA et qui décident quels sont les objectifs prioritaires. Mon travail sera de rassembler les différents points de vue, d’être un lien entre les organismes qui peuvent voir les choses différemment.»

Elle estime que son parcours lui a donné une bonne idée des enjeux propres aux quatre provinces de l’Atlantique. «Mon mandat à Radio-Canada était à la grandeur de l’Atlantique», dit-elle. «Je connais bien les problématiques, les dynamiques de chacune des provinces et des différentes régions.»