Achalandage record au Festival de la Bagosse de Saint-Hilaire

Le temps maussade n’a pas empêché les festivaliers d’affluer à Saint-Hilaire, où se déroulait en fin de semaine le populaire Festival de la Bagosse.

Les touristes de passage dans le Haut-Madawaska et les citoyens de l’endroit se sont donné rendez-vous pour l’occasion afin de revivre durant deux jours la belle époque de la prohibition et de participer à diverses activités.

Le comité organisateur estime qu’environ 1000 personnes ont pris part à l’édition 2017 du Festival de la Bagosse.

Il s’agit du plus important achalandage de la jeune histoire du festival qui a vu le jour en 2013.

De fait, la population de l’endroit a pratiquement triplé durant deux jours.

Le Festival de la Bagosse de Saint-Hilaire a accueilli un nombre record de visiteurs. – Gracieuseté

«C’est un succès sur toute la ligne! La population a démontré de l’intérêt et l’achalandage a augmenté même s’il y a eu de la pluie au cours des deux journées», a expliqué Pascale Maltais, qui est agente des communications à Saint-Hilaire.

Profitant de l’événement présenté dans le cadre de Canada 150 et de son financement, les responsables ont décidé de mettre les bouchées doubles afin de multiplier les activités et d’ainsi faire grossir le Festival de la Bagosse comme jamais auparavant.

La fabrication artisanale de la bagosse à la taverne de Maxime-Albert aura sans doute été à nouveau un moment fort de ces célébrations qui se voulaient tout de même familiales.

C’est le bouilleur Louis Bouchard qui a fabriqué la bagosse, qui est obtenue par procédé de distillation à partir de pommes, de raisins et de pommes de terre.

Certains parmi les plus courageux se trouvaient d’ailleurs à la taverne Maxime-Albert dès l’ouverture à 9h afin d’assister à la bouille et déguster l’alcool qui a façonné l’histoire de Saint-Hilaire et du Haut-Madawaska à l’époque de la prohibition.

À cette époque au début du 20e siècle, Maxime Albert était un personnage qui faisait  la pluie et le beau temps au Madawaska en tant qu’un des plus importants fabricants d’alcool prohibé et contrebandiers de l’histoire du Nouveau-Brunswick.

Il aurait d’ailleurs déjà accueilli le célèbre gangster de Chicago Al Capone à Saint-Hilaire, raconte-t-on.

Les deux petites-filles et des descendants de Maxime Albert étaient d’ailleurs présents à Saint-Hilaire afin de prendre part aux festivités.

«Il a fait beaucoup pour l’économie de la région, pratiquement tout le monde à l’époque a travaillé pour lui. En même temps ce n’était pas un saint, il y a des gens qui ont perdu leur terre et leur maison parce qu’ils devaient de l’argent à Maxime Albert et qui en ont gardé des séquelles», raconte Pascale Maltais.

C’est un bilan somme toute fort positif que dressent les organisateurs du Festival de la Bagosse.

Ceux-ci se réjouissent entre autres du souper BBQ offert dimanche soir où pas moins de 400 repas de poulet ont été servis et de la présence du hockeyeur Dean Ouellet à une rencontre amicale de hockey-boule.

Dans le cadre des célébrations Canada 150 et du festival, un hommage spécial a également été rendu au défunt Jean-Baptiste Nadeau, l’un des bâtisseurs de Saint-Hilaire.