Qui sera le candidat libéral dans Campbellton-Dalhousie?

À quatre reprises, Donald Arseneault a remporté par acclamation l’investiture libérale dans la circonscription de Campbellton-Dalhousie. Maintenant qu’il a annoncé son départ, la porte est désormais grande ouverte pour les aspirants au poste.

Pendant quinze ans, le congrès d’investiture de la circonscription détenue par Donald Arseneault n’a été pratiquement qu’une formalité, mais la donne vient de changer. Le siège du député sera bientôt vacant et le défi est désormais de savoir qui voudra bien relever le défi.

Président de l’association libérale de Campbellton-Dalhousie, Eric Perry avoue que son équipe est toujours sous le choc de l’annonce du départ prochain de leur député. Il sait par contre qu’une élection se profile à l’horizon et qu’il n’aura pas le loisir de faire traîner les choses en longueur.

«L’équipe vit encore, en quelque sorte, un deuil, elle ne ressent donc pas encore l’engouement de la recherche de candidats pouvant remplacer Donald. Mais on sait que l’on doit penser à la suite des choses si l’on veut être prêt pour la prochaine élection», exprime-t-il.

M. Perry ajoute que les troupes ont probablement été moins sollicitées au cours des dernières années en raison de la popularité du candidat.

Selon lui, Donald étant un candidat solide au départ puis un député très apprécié, personne n’a jamais tenu à se présenter contre lui. Cette fois, la dynamique sera différente.

«L’élection n’est que dans un an, mais nous voulons vraiment être prêts. Et comme on pense tenir notre congrès vers le début du printemps, cela signifie qu’il ne reste que quelques mois aux intéressés pour réfléchir sérieusement à leur avenir, se bâtir une petite équipe et se faire connaître. Ça s’en vient beaucoup plus vite qu’on le pense», indique-t-il.

M. Perry confirme d’ailleurs avoir déjà reçu quelques demandes d’information en ce qui concerne le poste et le fonctionnement du congrès d’investiture. Donald Arseneault lui-même avoue avoir été approché par trois candidats potentiels.

«Il va certainement y en avoir d’autres au cours des semaines à venir. Je trouve cela vraiment intéressant. Il va y avoir un débat d’idées et c’est bon pour la région et pour le parti», croit le député.

Le meilleur candidat, un point c’est tout

Pour ce qui est de la sélection des futurs candidats à sa succession, Donald Arseneault estime que Fredericton devrait rester le plus à l’écart possible du processus. Après 15 ans avec la même personne à sa tête, il croit en effet qu’il est sain pour les partisans d’une circonscription de vivre à nouveau l’excitation de choisir eux-mêmes un candidat ou une candidate.

«Si l’on veut redonner un nouveau souffle à la circonscription, il faudrait laisser aux gens le soin de me trouver un remplaçant au lieu de leur en imposer un», indique-t-il.

Il faut dire qu’en entrevue la semaine dernière, le premier ministre, Brian Gallant, n’a pas complètement fermé la porte à l’utilisation de sa prérogative de nommer lui-même le futur candidat pour certains «châteaux forts», ou encore de désigner une candidate comme certains le souhaiteraient.

«S’il s’avère que le meilleur candidat est une femme, tant mieux, car il n’y en a malheureusement pas assez en politique. Cela dit, je ne crois pas qu’il faille s’arrêter strictement à cela pour un choix aussi important. Ce que l’on recherche, c’est la qualité de la personne avant tout. Son sexe ou même son âge, c’est secondaire à mes yeux», estime le député.

Donald Arseneault prévoit-il jouer un rôle dans la course à l’investiture?

«J’ai toujours dit que je croyais dans notre premier ministre Brian Gallant et son équipe, alors oui je vais m’impliquer. Je vais faire en sorte qu’on déniche le meilleur candidat afin que le parti l’emporte ici, mais aussi pour qu’il remporte un second mandat», exprime-t-il.