Vente de l’ancienne quincaillerie BMR: les membres de la coop disent oui

Les membres de la coopérative de Caraquet se sont prononcés majoritairement pour la vente de l’ancienne quincaillerie BMR. Réunis en assemblée extraordinaire mercredi soir, ils ont voté. Lors de la réunion, une seconde offre d’achat a été évoquée.

Une assemblée générale de la Coop de Caraquet, c’est comme un épisode des Feux de l’amour, elle réserve parfois des coups de théâtre.

À l’ordre du jour de celle organisée mercredi soir, dans le foyer du Centre culturel, figurait la présentation d’une proposition d’acquisition pour l’ancienne quincaillerie, située sur le boulevard Saint-Pierre Ouest.

Le directeur général, Carl Desjardins, a annoncé que le 28 août un entrepreneur lui a soumis une offre de 800 000$. La quincaillerie avait coûté environ 4 millions $ à construire.

«Compte tenu du marché actuel, de la situation économique et du fait que des locaux commerciaux d’une superficie semblable au nôtre sont aussi à vendre, c’est une bonne proposition», considère le responsable.

D’autant plus intéressante qu’elle n’est pas soumise à une condition de financement. Cela signifie que l’acheteur est en mesure de payer et n’a pas besoin d’attendre l’obtention d’un prêt éventuel pour conclure la transaction.

Avant que les membres présents – ils étaient près de 200 – aillent voter, une personne a pris la parole pour annoncer qu’une deuxième offre avait été déposée, au prix de 800 100$. En revanche, celle-ci dépendait de l’obtention de subventions gouvernementales.

Voilà de quoi donner du piquant à ce qui aurait pu être une formalité. En fin de compte, les votants ont choisi la sécurité. La première soumission d’achat, à 800 000$, a été largement plébiscitée: 113 pour, 43 contre et 18 abstentions. Les résultats ont été accueillis par une salve d’applaudissements.

«C’est une bonne chose», déclare Lucien Boudreau.

Ce résidant de Caraquet est un pilier de la coopérative. Il détient le numéro 0004.

«Cela me redonne espoir, même si j’ai toujours été confiant. Nous allons nous en sortir.»

Maintenant que les membres ont accordé leur feu vert aux dirigeants, la vente devrait se conclure rapidement. L’acheteur va inspecter le bâtiment et s’assurer que les règlements municipaux coïncident avec son projet. En quelques semaines seulement, l’affaire pourrait être entendue.

Que va devenir l’ancienne quincaillerie? Nul ne le sait. Tout le monde ignore également le nom du futur propriétaire. Carl Desjardins ne l’a pas dévoilé, la loi le lui interdit.