Une onzième baleine noire a été retrouvée morte dans le golfe du Saint-Laurent, au large du Nouveau-Brunswick. Une nécropsie de la carcasse a été réalisée mardi sur une plage de Miscou. Le mammifère marin est en voie d’extinction.

La cause officielle du décès de la baleine noire, une femelle de 11 mètres, n’a pas encore été annoncée, mais deux facteurs principaux sont soupçonnés, soit une collision avec un grand navire ou l’empêtrement dans de l’équipement de pêche.

La carcasse de la baleine noire récupérer cette semaine a été retrouvée emmêlé dans du matériel de pêche. On ignore cependant s’il s’agit de la même baleine noire observée récemment au large de la Gaspésie. Elle était emmêlée dans des filets de pêche.

«Cette femelle est parmi les plus petites baleines évaluées à présent. On souhaite comprendre les causes du décès. On veut bien comprendre comment cette baleine s’est empêtrée dans les câbles et s’il s’agit vraiment de la cause de décès ou s’il y a d’autres facteurs en jeu», explique Matthew Hardy, de Pêches et Océans Canada.

Au cours des dernières semaines, Pêches et Océans Canada a entrepris plusieurs différentes mesures pour tenter de protéger l’espèce.

Plus tôt cet été, la saison de pêche au crabe des neiges a été fermée plus tôt que prévu et le gouvernement fédéral a imposé aux navires de 20 mètres et plus de ralentir leur vitesse à un maximum de 10 nœuds (environ 18 km/h) lorsqu’ils voyagent dans l’ouest du golfe du Saint-Laurent.

Les navires de 20 mètres et moins doivent respecter la limite de vitesse.

Pêches et Océans Canada effectue également, avec l’aide de différents partenaires, des patrouilles le long de la côte ainsi que des vols de surveillance.

Il est encore un peu trop tôt pour connaître l’efficacité des mesures, mais elles devraient permettre de réduire les risques de décès futurs, dit M.Hardy.

«On sait qu’il y a une grande proportion de baleines noires dans le golfe. On fait beaucoup de surveillance et on met beaucoup d’énergie pour réduire les risques.»

Le gouvernement des États-Unis a aussi lancé une enquête pour déterminer la cause de décès des baleines noires. Selon l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique, il pourrait en rester aussi peu que 400 dans le monde.

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