Les élèves de l’école Soleil-Levant, de Richibucto, ont été forcés de rester à l’intérieur pendant les récréations vendredi dernier en raison de fortes odeurs provenant de l’usine de transformation de coquilles de fruits de mer, Omera Shells. L’entreprise, qui a lancé ses opérations cette année, est située à environ 200 mètres de l’école.

La directrice de l’école, Monique Vautour, a confirmé à l’Acadie Nouvelle que les jeunes sont forcés à demeurer à l’intérieur à cause «d’odeurs très intenses».

«On est en pourparlers avec différentes personnes ce matin (vendredi) pour les odeurs de l’usine Omera Shells.»

Ghislaine Arsenault, porte-parole du District scolaire francophone Sud, assure que le district suit la situation de près.

«Soucieux de protéger la santé et le mieux-être des élèves et du personnel, le District scolaire francophone Sud suit la situation de près et est en constante communication avec le ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, le ministère de la Santé et le ministère de l’Environnement.»

«Nous souhaitons que cette situation soit résolue le plus rapidement possible.»

Lundi matin, il n’y a pas d’odeurs fortes dans le secteur, selon un voisin de l’entreprise, Yvon Belanger. L’usine aurait limité ses activités pendant le week-end.

Depuis des semaines, Omera Shells tente de limiter les odeurs émanant de son usine de séchage de coquilles de homard, de crabe des neiges et de crevettes. Aux dernières nouvelles, l’usine n’avait toujours pas de système de réfrigération, en raison de pertes financières causées par des problèmes techniques avec son équipement au printemps.

Il y a deux semaines, un administrateur d’Omera Shells, Daniel Arsenault, a assuré à l’Acadie Nouvelle que l’entreprise travaille d’arrache-pied afin de contrôler les odeurs. Il a mentionné que son équipe travaille en collaboration avec la direction de l’école Soleil-Levant et les fonctionnaires du gouvernement provincial.

L’entreprise a notamment cessé ses opérations pendant les heures de classe, de 8h à 16h, du lundi au vendredi

Pour leur part, les citoyens qui habitent sur la rue Liverpool commencent à perdre patience. Certains ont été jusqu’à décrire les odeurs comme étant «semblables à lorsqu’on déterre un chien mort après plusieurs années».

«Nous, les voisins concernés, passons les nuits interrompues par le bruit des machines de filtration des déchets de mer. La situation des odeurs nauséabondes est insupportable au point que l’on a pensé aller coucher ailleurs», a affirmé M. Bélanger.

Omera Shells a lancé ses opérations cette année après avoir reçu une subvention conditionnelle à la création d’emplois de 440 000$ et un prêt à terme de 2,2 millions $ d’Opportunité NB.

L’entreprise sèche des coquilles de fruits de mer et les vend à des clients en Chine, qui les transforment à des fins médicales et agricoles.

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