Halloween: Bathurst pourrait assouplir son arrêté controversé

La Ville de Bathurst maintient en vigueur son arrêté sur l’Halloween, tout en assouplissant l’âge maximum des «monstres» et à l’heure limite de passage.

L’arrêté municipal, qui date de 2005, interdit la chasse aux bonbons de porte en porte aux plus de 14 ans. La municipalité propose de repousser la restriction à 16 ans.

Aussi, la sollicitation n’est pas permise après 19h. Avec les modifications, les jeunes auront une heure de plus pour cogner aux portes.

Plus tôt cette année, la Ville de Bathurst a proposé d’abandonner son règlement relatif à l’Halloween, mais quatre conseillers contre un ont rejeté son abrogation.

Des citoyens tenaient au statu quo, ayant l’impression que ce règlement les protège d’actes malveillants que pourraient commettre des individus déguisés.

D’autres étaient tout de même ouverts à augmenter d’un an l’âge maximum et à prolonger l’heure de passage un tant soit peu, comme le conseiller Rickey Hondas.

«Pour les jeunes familles qui arrivent du travail à 17h30 ou 18h, il ne reste pas grand temps pour passer l’Halloween avec les enfants. Et pour la limite d’âge, 18 ans était trop vieux pour moi. Les modifications que j’ai proposées ne sont pas écrites dans le béton. Nous pourrons faire des changements, mais je pense que nous avions besoin de commencer quelque part. Nous essayons d’apporter une certaine équité à cet arrêté. Nous ne pourrons pas plaire à tout le monde, mais nous devons regarder des deux côtés des arguments», a justifié M. Hondas.

Tout est parti d’une plainte d’un parent qui contestait que son enfant de plus de 14 ans ne puisse pas, en raison de l’arrêté municipal, aller frapper aux portes pour quémander des friandises.

Dans les faits, La Force policière de Bathurst n’a jamais distribué d’amendes pour une infraction dans le cadre de cette disposition.

«Je sais qu’il n’y a jamais eu une amende, mais j’ai vraiment un problème avec un arrêté qui dit que si un enfant de plus de 16 ans fait du porte-à-porte, il peut en avoir une. Est-ce qu’on va commencer à demander aux enfants leur âge? Je ne pense pas qu’il y a besoin d’avoir une amende. Je vais soutenir les changements, mais j’aurais aimé en avoir plus», a exprimé la maire adjoint, Kim Chamberlain.

Ce débat avait attiré l’attention médiatique à l’échelle nationale et même internationale l’automne dernier.