Le maire de Richibucto, Roger Doiron, discutera du problème des odeurs émises par Omera Shells lors d’une rencontre avec le ministre de l’Environnement et des Gouvernements locaux, Serge Rousselle, jeudi à Fredericton.

Avant d’avoir la permission d’ouvrir son usine de séchage de coquilles de fruits de mer sur la rue Morgan à Richibucto, Omer Gaudet a suivi les étapes d’une étude d’impact environnemental. En juin 2016, le ministère de l’Environnement et des Gouver­nements locaux a approuvé le projet.

Le lancement ne s’est cependant pas déroulé comme prévu. Des voisins se plaignent d’odeurs nauséabondes. La semaine dernière, les élèves de la maternelle à la 8e année de l’école Soleil-Levant ont été forcés de demeurer à l’intérieur de l’établissement pendant des périodes de récréation en raison de fortes senteurs.

À la connaissance du maire Roger Doiron, une clause du contrat entre le gouvernement et Omera Shells stipule que l’usine doit respecter certaines normes environnementales et de qualité de vie.

Cela dit, il croit qu’il faut donner chance au coureur. Les nouveaux développements ayant le potentiel de créer des dizaines d’emplois à Richibucto sont rares. Voilà pourquoi il poursuit sa quête vers une solution qui plaira aux élèves et aux citoyens du secteur, tout en permettant à l’usine de croître.

Roger Doiron a rencontré l’administrateur chez Omera Shells, Daniel Arsenault, à plusieurs reprises au cours des dernières semaines. Il a notamment appris que l’usine a creusé un nouveau puits afin de mieux diluer les émissions de l’usine.

«Ils ont diminué leur production à 20% et ils travaillent avec les vents optimaux. Mais il y a toujours des odeurs.»

Il a aussi appris que l’usine a besoin d’un système de réfrigération. Les propriétaires ne seraient cependant pas en mesure d’en installer un en raison de pertes au printemps causées par des difficultés techniques.

«Ils essaient notamment d’avoir un espace réfrigéré. Mais ils ont besoin d’aide. C’est un des sujets que je vais discuter avec le ministre.»

Le propriétaire d’une usine de séchage de coquilles de Cap-Pelé, James LeBlanc, a assisté à la réunion municipale de Richibucto, mardi soir. Il a déconseillé au maire de demander à Fredericton d’investir davantage dans Omera Shells. Selon lui, un nouveau système de réfrigération n’éliminera pas les odeurs nauséabondes.

M. LeBlanc croit que les problèmes de son concurrent viennent du fait qu’il achète des coquilles en provenance d’usines trop éloignées. Elles produisent des odeurs pendant le transport, des odeurs qui sont pratiquement impossibles à éliminer.

«Une fois que le produit est condamné, tu ne peux pas enlever la senteur. Ça ne dérange pas ce que tu fais. Moi ça fait 35 ans que je fais cela à Cap-Pelé, et je ne produis pas l’odeur comme c’est le cas à Richibucto. Mais je ne suis pas situé à 200 mètres d’une école. Je ne suis pas fou de même.»

Le maire adjoint de Richibucto, Wayne Thompson, a rappelé que James LeBlanc a assisté à une réunion municipale, il y a deux ans, pendant laquelle il avait exprimé des craintes qu’Omera Shells vole ses clients. M. LeBlanc a rétorqué que ses clients lui sont restés fidèles.

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