École percutée par une voiture: le suspect a tenté de défoncer les portes

Mathieu Carroll, un homme âgé de 36 ans de Sainte-Anne-de-Kent, fait face à cinq accusations après avoir percuté l’école de la communauté avec sa voiture. Mercredi, il a refusé les services de l’aide juridique et s’est montré agressif lors de sa première comparution au Palais de justice de Moncton.

Les élèves de l’école Calixte-F.-Savoie, au nord de Bouctouche, étaient à l’extérieur en récréation, mardi, quand M. Carroll est arrivé sur le terrain de l’école.

Des membres du personnel ont jugé que l’homme représentait une menace à la sécurité des jeunes. Ils ont donc fait entrer les élèves à l’intérieur, mettant l’école «en mode verrouillage».

C’est alors que l’homme âgé de 36 ans aurait heurté l’entrée principale de l’école avec sa voiture.

«Les élèves étaient à l’intérieur au moment où la voiture a frappé l’école. Les élèves n’ont pas été témoin de l’accident», assure Ghislaine Arsenault, porte-parole du District scolaire francophone Sud.

Les policiers sont arrivés sur les lieux peu après. Selon le sergent d’état-major Jeff Johnston, M. Carroll a heurté une voiture-patrouille de la GRC avec son véhicule en tentant de s’enfuir. Il a tenté de s’évader à pied. Les agents policiers l’ont poursuivi et ont réussi à lui mettre la main au collet.

Mercredi avant-midi, M. Carroll a été formellement accusé de voies fait sur un policier, d’avoir commis un méfait à l’égard d’un bien ne dépassant pas 5000$, d’avoir conduit de façon dangereuse sur la route 135, d’avoir conduit alors que son permis de conduire était suspendu et d’avoir proféré des menaces le 6 septembre.

Il a refusé les services de l’aide juridique. Quand la juge de la Cour provinciale Denise LeBlanc a lu l’accusation de voies de fait sur le policier Ricky LeBlanc, il l’a interrompu.

«Comme quand lui a frappé dans moi, tu veux dire?» a-t-il affirmé.

«Je ne connais pas les circonstances. Je vous lis les accusations», a répondu sèchement la juge LeBlanc.

M. Carroll doit comparaître à la cour de violence conjugale, jeudi, où il subira son audience de libération sous caution. La juge lui a ordonné de ne pas communiquer de façon directe ou indirecte avec son fils, ainsi qu’avec son ex-conjointe et une autre femme.

L’accusé a pleuré de colère quand la juge lui a affirmé qu’il n’a pas le droit de communiquer avec son fils.

«Tu veux dire que je ne peux pas parler à mon garçon?» a-t-il lancé.

«C’est à cause de mon garçon que je suis comme ceci.»

La procureure de la Couronne a affirmé que des policiers ont exprimé des inquiétudes par rapport à la santé mentale de M. Carroll. Elle a demandé qu’il subisse une évaluation psychiatrique de 30 jours. La juge a préféré attendre à mercredi avant de décider si elle imposera une évaluation ou non.

Les quelque 60 élèves de l’école Calixte-F.-Savoie ont été envoyés à la maison avant la fin de la journée de classe, mardi. Des services de counseling ont été mis à la disposition des élèves et du personnel. L’école a rouvert ses portes mercredi matin.

Selon M. Johnston, aucun policier et aucun membre du public n’a été blessé.